Norme RGAA : définition, obligations et conformité en 2026

Le RGAA, Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité, est la norme française qui décline en 106 critères techniques les règles internationales WCAG 2.1 niveau AA. Il s'applique aux sites web, applications mobiles, logiciels et mobiliers numériques urbains des administrations et de la plupart des grandes entreprises françaises. Sa version en vigueur en 2026 est le RGAA 4.1.2, avec une publication du RGAA 5 attendue fin 2026.

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Qu'est-ce que le RGAA exactement ?

Souvent désigné comme « la norme RGAA » ou « les normes RGAA », le RGAA est plus exactement un référentiel publié par la Direction interministérielle du numérique (DINUM). Il a une fonction très précise : transformer les règles abstraites du standard international WCAG 2.1 niveau AA en tests concrets, vérifiables, opposables. Là où une règle WCAG dit « le contenu non textuel doit avoir une alternative textuelle », le RGAA décompose cette exigence en plusieurs critères et tests précis (présence de l'attribut, pertinence du texte alternatif, traitement des images décoratives).

Le référentiel sert à trois usages distincts :

  1. Évaluer la conformité d'un site, d'une application mobile, d'un logiciel ou d'un mobilier numérique en rendant la mesure reproductible d'un auditeur à l'autre.
  2. Construire la déclaration d'accessibilité publique que les organismes assujettis doivent publier.
  3. Cadrer les marchés publics et les cahiers des charges en référençant un standard unique.

La version officielle en vigueur est le RGAA 4.1.2, publiée par la DINUM et hébergée sur accessibilite.numerique.gouv.fr. Elle a remplacé les versions 4.1.1, 4.1 et 4.0 sans rupture de méthode, en consolidant les tests existants. Une nouvelle version, le RGAA 5, est en préparation pour fin 2026 et intégrera WCAG 2.2, les applications mobiles natives et les documents bureautiques.

Qui est concerné par le RGAA en 2026 ?

L'erreur la plus fréquente consiste à croire que le RGAA ne concerne que le secteur public. C'est faux depuis 2019, et c'est encore plus faux depuis le 28 juin 2025. En 2026, trois cercles d'organisations ont une obligation légale de respecter le référentiel.

Cercle 1 : secteur public

Sans seuil de taille :

  • État, collectivités et leurs groupements
  • Établissements publics (universités, hôpitaux, agences)
  • Délégataires d'une mission de service public

Article 47, loi du 11 février 2005.

Cercle 2 : grandes entreprises

Entreprises privées dont le chiffre d'affaires en France est supérieur à 250 millions € (moyenne sur les 3 derniers exercices).

Décret du 24 juillet 2019.

Cercle 3 : services EAA

Depuis le 28 juin 2025, services B2C dans 5 secteurs :

  • E-commerce
  • Services bancaires
  • Transport de voyageurs
  • Communications électroniques
  • Médias audiovisuels

Exemption : moins de 10 salariés ET moins de 2 M€ de CA.

Période transitoire : les services existants avant le 28 juin 2025 ont jusqu'au 28 juin 2030, sauf modification substantielle (refonte, changement de logique métier).

Les 106 critères en 13 thématiques

Le RGAA 4.1.2 contient 106 critères de succès, regroupés en 13 thématiques. Chaque critère se décompose en tests opérationnels (en moyenne 2,5 tests par critère). Voici la cartographie officielle.

ThématiqueCouvre
1. ImagesAlternatives textuelles, images cliquables, images-textes
2. CadresIframes, titres et description
3. CouleursContrastes, information non transmise par la couleur seule
4. MultimédiaVidéos, audio, transcriptions, sous-titres, audiodescription
5. TableauxTableaux de données, en-têtes, résumé
6. LiensIntitulés explicites, liens d'évitement
7. ScriptsCompatibilité technologies d'assistance, contrôle utilisateur
8. Éléments obligatoiresDOCTYPE, langue, validation, titre de page
9. StructurationTitres, listes, citations, hiérarchie
10. PrésentationCSS, zoom, focus visible, espaces
11. FormulairesÉtiquettes, regroupement, messages d'erreur
12. NavigationPlan du site, fil d'Ariane, recherche, ordre de tabulation
13. ConsultationLimites de temps, alertes, documents en téléchargement

Sur les 106 critères, tous ne sont pas évaluables de la même manière. La proportion réaliste, mesurée sur un moteur d'audit comme RGAA Checker, est :

8

critères vérifiables 100 % automatiquement

62

critères pré-vérifiés (anomalies structurelles + validation humaine)

36

critères strictement manuels

Cela signifie qu'un audit purement automatique laisse passer plus de 90 % du référentiel. Tout outil qui prétend « vérifier 100 % du RGAA en un clic » surestime ce qu'une machine peut conclure seule. Voir notre page de couverture détaillée, ou explorer le critère 1.1 (alternatives textuelles) ou le critère 11.1 (étiquettes formulaire).

EAA et RGAA : ce qui change depuis le 28 juin 2025

L'European Accessibility Act n'a pas remplacé le RGAA. Il l'a élargi. Voici ce qu'un décideur doit retenir en 2026.

Le périmètre s'étend aux services privés B2C

Avant le 28 juin 2025, une PME e-commerce de 50 salariés réalisant 10 M€ de chiffre d'affaires n'avait aucune obligation directe. Aujourd'hui, elle est dans le champ de l'EAA tant qu'elle vend à des particuliers en France ou dans l'UE.

Le référentiel technique reste le RGAA

L'EAA est une directive d'objectifs, pas un référentiel technique. La France a désigné le RGAA 4.1.2 comme la norme à appliquer pour les services numériques visés. Conséquence pratique : si vous êtes un e-commerçant, votre conformité EAA passe par votre conformité RGAA.

Une autorité de contrôle unique : l'Arcom

Le décret 2023-931 désigne l'Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) comme autorité de contrôle pour le numérique. Elle peut être saisie par tout usager constatant un manquement. C'est un changement profond : avant, le contrôle reposait quasi exclusivement sur des plaintes au Défenseur des Droits. Détails sur les contrôles Arcom 2025.

Des sanctions cumulables et renouvelables

  • Jusqu'à 50 000 € d'amende pour non-conformité.
  • Jusqu'à 25 000 € supplémentaires en cas d'absence de déclaration d'accessibilité.
  • Sanctions renouvelables tous les 6 mois tant que la situation n'est pas régularisée.

Pour les manquements relevant des contraventions de 5e classe, les amendes vont jusqu'à 1 500 € pour les personnes physiques et 7 500 € pour les personnes morales. Le risque réel n'est pas tant le montant unitaire que la combinaison « amende + obligation publique de déclarer une non-conformité + atteinte à la marque ».

Voir aussi : audit de contenu pour la conformité EAA, les lois d'accessibilité en vigueur.

Comment se mettre en conformité : les étapes pratiques

La conformité RGAA n'est pas un projet à boucler en un sprint. C'est un cycle. Voici la trajectoire que suivent les organisations qui réussissent.

  1. 1. Cadrer le périmètre

    Listez ce qui est dans le champ : sites publics, intranet, applications mobiles, documents PDF mis en ligne, mobiliers numériques. Tout n'a pas le même calendrier. Un intranet RH n'a pas les mêmes risques qu'un parcours de paiement.

  2. 2. Auditer l'existant

    Un audit complet combine trois couches :

    • Audit automatique : détection rapide des anomalies structurelles. RGAA Checker en moins de 2 minutes.
    • Audit guidé : un humain valide les anomalies pré-détectées et tranche sur les cas qu'une machine ne peut pas évaluer (pertinence des alternatives, fidélité d'une transcription, ordre logique).
    • Audit utilisateur : tests avec des personnes en situation de handicap (lecteur d'écran, navigation au clavier, malvoyants ou cognitivement différents).
  3. 3. Prioriser les corrections

    Ne traitez pas les 106 critères en parallèle. Priorisez :

    1. Les parcours critiques (paiement, inscription, recherche, contact).
    2. Les anomalies à fort impact (navigation au clavier cassée, formulaires sans label, contrastes inférieurs à 3:1).
    3. Les gabarits réutilisés (un fix de header corrige toutes les pages).
  4. 4. Intégrer dans le cycle de production

    L'accessibilité ne se rattrape pas en sprint correctif. Elle se construit :

    • Linter d'accessibilité dans le pipeline CI (axe-core, eslint-plugin-jsx-a11y).
    • Revue de code dédiée pour les composants UI.
    • Formation des équipes design et développement.
  5. 5. Publier la déclaration et planifier la suite

    Voir la section suivante. Cette étape est obligatoire et trop souvent oubliée.

La déclaration d'accessibilité

C'est l'obligation la plus mal comprise du RGAA. Beaucoup d'organisations pensent qu'il s'agit d'une simple page « déclaration légale ». En réalité, c'est un document structuré qui engage publiquement l'organisme.

Ce qu'elle doit contenir

La déclaration d'accessibilité, encadrée par l'arrêté du 20 septembre 2019, doit obligatoirement indiquer :

  • Le nom de l'organisme et le périmètre couvert.
  • L'état de conformité : totale, partielle ou non-conforme. Une conformité totale exige zéro non-conformité avérée.
  • Le taux de conformité moyen, calculé selon la méthode officielle (critères conformes / critères applicables).
  • La liste des contenus non accessibles et leur justification.
  • Les dérogations (charge disproportionnée, contenu de tiers).
  • Un moyen de contact dédié à l'accessibilité.
  • La voie de recours auprès du Défenseur des Droits.
  • La date d'établissement et la version du RGAA utilisée.

Où la publier

La déclaration doit être accessible depuis toutes les pages du site, généralement via un lien en pied de page intitulé « Accessibilité : conformité partielle » ou « totale » selon le résultat. Elle peut renvoyer vers une page dédiée.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Annoncer « 100 % conforme » sans audit complet et indépendant. En cas de non-conformité ensuite découverte, cela peut constituer une pratique commerciale trompeuse.
  • Recopier un modèle générique sans nom d'organisme ni périmètre concret.
  • Oublier le schéma pluriannuel et le plan annuel (voir section 8), exigés en complément.

Pour générer une déclaration conforme, utilisez notre générateur de déclaration d'accessibilité.

Sanctions et risques juridiques

En 2026, le risque accessibilité a basculé du symbolique au mesurable. Voici la cartographie complète des risques.

Sanctions financières directes

  • 50 000 € maximum pour non-conformité, secteur public et services EAA, renouvelable tous les 6 mois.
  • 25 000 € pour absence ou défaut de déclaration d'accessibilité, également renouvelable.
  • 7 500 € pour les personnes morales sur les contraventions de 5e classe (1 500 € pour les personnes physiques).

Risque réputationnel

L'Arcom peut publier la décision de sanction. Côté grand public, des associations comme Valentin Haüy ou la FNATH relaient activement les manquements.

Risque commercial : marchés publics

Depuis l'arrêté du 30 mars 2021, l'accessibilité numérique fait partie des critères pouvant être intégrés dans les cahiers des charges publics. Une entreprise non conforme peut être écartée d'appels d'offres, indépendamment de sa taille.

Risque civil : la discrimination

L'inaccessibilité d'un service peut être qualifiée de discrimination au sens de l'article 225-1 du Code pénal. Le Défenseur des Droits a rendu plusieurs décisions en ce sens.

Comparaison internationale

Aux États-Unis, les class actions au titre de l'ADA se comptent en milliers chaque année (plus de 4 600 procédures fédérales en 2023, source usablenet.com). En Europe, plusieurs États membres ont commencé à publier leurs premières sanctions sous l'EAA.

Schéma pluriannuel et plan annuel

C'est l'obligation la plus oubliée. Tous les organismes assujettis doivent publier, en plus de la déclaration d'accessibilité, deux documents complémentaires.

Le schéma pluriannuel

Une feuille de route sur 3 ans qui décrit la stratégie d'accessibilité de l'organisme. Il couvre :

  • L'organisation interne (qui pilote, quels moyens).
  • Les actions de formation prévues.
  • Les ressources humaines et financières dédiées.
  • Le calendrier global de mise en conformité des services numériques.
  • Les modalités de contrôle.

Le plan annuel

La déclinaison opérationnelle du schéma pluriannuel pour l'année en cours. Il liste les actions concrètes : audits prévus, refontes, formations, recrutements, achats d'outils.

Sanctions du défaut de publication

L'absence de schéma pluriannuel ou de plan annuel constitue un manquement distinct, sanctionnable au même titre que l'absence de déclaration. Beaucoup d'organisations publient leur déclaration et oublient ces deux documents : c'est le piège le plus fréquent en 2026.

Pour démarrer, utilisez notre générateur de schéma pluriannuel et notre générateur de plan annuel.

RGAA vs WCAG vs EAA : clarification définitive

Le vocabulaire prête à confusion. Voici la grille de lecture.

RGAAWCAGEAA
NatureRéférentiel technique nationalStandard internationalDirective européenne
ÉmetteurDINUM (France)W3CUnion européenne
NiveauTests opérationnelsPrincipes et critèresCadre légal
Version4.1.2 (RGAA 5 fin 2026)2.1 / 2.2Directive 2019/882
Force juridique en FranceNorme officielle d'applicationRéférence indirecte via RGAADécret 2023-931

En pratique :

  • Le WCAG définit le QUOI (le contenu doit être perceptible, utilisable, compréhensible, robuste).
  • Le RGAA définit le COMMENT (test 1.1.1 : vérifier que toute image porteuse d'information a un attribut alt non vide).
  • L'EAA définit le QUI (les services concernés et les obligations qui en découlent).

Un service conforme RGAA 4.1.2 niveau AA est, par construction, conforme WCAG 2.1 niveau AA. La réciproque n'est pas garantie : un audit WCAG anglo-saxon ne couvre pas tous les aspects requis par le RGAA (déclaration, schéma pluriannuel, mention obligatoire en pied de page).

Voir aussi : différences RGAA vs WCAG.

Comment auditer son site : automatique, guidé, manuel

Aucun outil ne couvre seul les 106 critères. C'est une vérité contre-intuitive, importante à comprendre avant tout achat ou choix de prestataire.

Ce qu'un moteur automatique peut faire

Un moteur de scan analyse le DOM rendu (HTML + CSS + JS exécutés) et applique des règles. Il sait :

  • Détecter une image sans attribut alt.
  • Mesurer un contraste de texte.
  • Identifier un champ formulaire sans label.
  • Vérifier la présence du DOCTYPE, de la langue, du titre de page.

Sur RGAA Checker, cela représente 8 critères vérifiés automatiquement de bout en bout.

Ce qu'un moteur peut pré-vérifier

Pour 62 critères supplémentaires, un moteur peut détecter les anomalies structurelles (un alt présent, un titre de niveau correct, une vidéo avec piste audio détectée), mais ne peut pas se prononcer sur la pertinence du contenu : un alt « image » est techniquement présent, donc il passe le test automatique, mais il échoue à la qualité du contenu. C'est pour cela qu'on parle de critères « pré-vérifiés ».

Ce qui exige un humain

36 critères ne peuvent être tranchés que par un auditeur humain. Exemples :

  • Critère 4.1 : la transcription textuelle d'une vidéo est-elle fidèle ?
  • Critère 9.1 : la hiérarchie de titres reflète-t-elle la structure logique du contenu ?
  • Critère 13.7 : les ouvertures de fenêtres sont-elles annoncées ?

Aucune IA grand public ne les rend de manière fiable aujourd'hui.

La bonne combinaison

  1. Scan automatique en continu (toutes les semaines, ou à chaque déploiement).
  2. Audit guidé trimestriel sur les pages critiques.
  3. Audit complet annuel par un expert externe avant publication de la déclaration.

Lancez l'audit automatique gratuit RGAA Checker pour démarrer cette boucle. Outils complémentaires : extension Chrome, simulateur lecteur d'écran, comparatif outils 2025.

RGAA 5 : ce qui arrive fin 2026

La DINUM, en concertation avec les acteurs publics et privés, travaille à la version 5 du référentiel. La publication est annoncée pour fin 2026 (design.numerique.gouv.fr). Voici ce qu'on sait à fin avril 2026.

Intégration de WCAG 2.2

Le RGAA 5 intégrera les nouveaux critères de succès de WCAG 2.2 : focus non masqué, taille minimale des cibles, authentification accessible, ainsi qu'un assouplissement des règles de glisser-déposer.

Élargissement aux applications mobiles natives

Le RGAA 4.1.2 s'applique formellement au web et, par extension, aux applications hybrides. Le RGAA 5 introduira des tests dédiés aux applications mobiles natives iOS et Android.

Documents bureautiques

Pour la première fois, le référentiel encadrera explicitement l'accessibilité des documents PDF, Word, Excel, PowerPoint diffusés par les organismes assujettis.

Continuité juridique

Les déclarations d'accessibilité publiées avant la sortie du RGAA 5 resteront valides 18 mois (dans la limite de 3 ans à compter de leur date de publication). Vous n'avez donc rien à refaire en urgence le jour de la sortie.

Voir notre article détaillé sur RGAA 5.

Démarrer maintenant : audit gratuit en 2 minutes

Le RGAA 4.1.2 est exigeant, mais il n'est pas hors de portée. Les organisations qui réussissent leur conformité ont un point commun : elles ont commencé tôt, par un état des lieux honnête.

  • Score RGAA Checker calculé sur les critères vérifiables automatiquement.
  • Liste des anomalies structurelles pré-détectées sur 62 critères.
  • Liste des 36 critères à examiner manuellement, avec procédure officielle.
  • Rapport téléchargeable à partager à vos équipes ou à votre direction juridique.
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Questions fréquentes sur le RGAA

Le RGAA est-il obligatoire pour mon site ?

Si vous êtes un organisme public (État, collectivité, hôpital, université), oui, sans seuil. Si vous êtes une entreprise privée de plus de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires en France, oui depuis 2019. Si vous êtes un service B2C dans l'e-commerce, la banque, le transport, les communications électroniques ou les médias audiovisuels, oui depuis le 28 juin 2025, sauf si vous avez moins de 10 salariés ET moins de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Quelle est la différence entre RGAA et WCAG ?

Le WCAG 2.1 niveau AA est le standard international du W3C. Le RGAA 4.1.2 est sa déclinaison française : il transforme les principes WCAG en tests opérationnels précis, ajoute des obligations administratives (déclaration, schéma pluriannuel) et a force d'application en France. Voir aussi notre article RGAA vs WCAG.

Combien de critères contient le RGAA 4.1.2 ?

Le RGAA 4.1.2 contient 106 critères regroupés en 13 thématiques. Chaque critère se décompose en moyenne en 2,5 tests opérationnels.

Quand sort le RGAA 5 ?

La publication du RGAA 5 est annoncée pour fin 2026 par la DINUM. Il intégrera WCAG 2.2, les applications mobiles natives et les documents bureautiques. Les déclarations existantes restent valides 18 mois après la sortie de la nouvelle version, dans la limite de 3 ans à compter de leur publication. Voir notre article RGAA 5 : ce qui change.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité au RGAA ?

Jusqu'à 50 000 € d'amende par manquement, plus 25 000 € en cas d'absence de déclaration d'accessibilité, renouvelables tous les 6 mois. Pour les contraventions de 5e classe, 1 500 € pour une personne physique et 7 500 € pour une personne morale. S'y ajoutent un risque réputationnel et l'exclusion possible de marchés publics.

Qu'est-ce que la déclaration d'accessibilité ?

C'est un document public obligatoire qui décrit l'état de conformité d'un service numérique. Elle indique le périmètre, le taux de conformité, la liste des contenus non accessibles, les dérogations, un contact dédié et les voies de recours. Elle doit être accessible depuis toutes les pages du site. Notre générateur de déclaration vous aide à en produire une conforme.

Peut-on être 100 % conforme RGAA avec un outil automatique ?

Non. Sur les 106 critères du RGAA 4.1.2, 8 sont vérifiables intégralement automatiquement. 62 peuvent être pré-vérifiés (anomalies structurelles détectables, pertinence à valider par un humain). 36 exigent strictement un audit manuel. Tout outil prétendant couvrir 100 % automatiquement surestime ses capacités. Voir notre page de couverture détaillée.

Qu'est-ce que l'European Accessibility Act ?

C'est la directive européenne 2019/882, applicable depuis le 28 juin 2025. Elle étend l'obligation d'accessibilité numérique aux services privés B2C dans 5 secteurs : e-commerce, banque, transport, télécoms, médias audiovisuels. En France, elle a été transposée par le décret 2023-931 du 9 octobre 2023 et utilise le RGAA 4.1.2 comme référentiel technique. L'EAA pour l'e-commerce.

Que faire si mon site n'est pas conforme aujourd'hui ?

Trois priorités : auditer pour cartographier les écarts (un audit gratuit suffit pour démarrer), publier une déclaration d'accessibilité honnête en l'état (statut non conforme ou partiellement conforme), formaliser un plan d'action sur 6 à 12 mois. La transparence vaut mieux que le silence : le défaut de déclaration est sanctionné séparément du défaut de conformité.

Qui contrôle l'application du RGAA en 2026 ?

L'Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) est désignée comme autorité de contrôle pour le numérique par le décret 2023-931. Elle peut être saisie par tout usager. Le Défenseur des Droits reste compétent sur le volet discrimination. Voir les contrôles Arcom 2025.

Combien coûte un audit RGAA complet ?

Un audit automatique est gratuit avec RGAA Checker. Un audit manuel complet par un prestataire certifié coûte entre 5 000 et 25 000 € selon la taille du périmètre et la profondeur. Un audit utilisateur avec personnes en situation de handicap démarre autour de 3 000 €.

Le RGAA s'applique-t-il aux applications mobiles ?

Le RGAA 4.1.2 s'applique aux applications mobiles hybrides qui embarquent du HTML. Pour les applications natives iOS et Android, l'application se fait aujourd'hui par analogie. Le RGAA 5, attendu fin 2026, formalisera explicitement les tests dédiés au mobile natif.