Étude · route vers 2027

Accessibilité des sites de campagne des candidats à 2027

Un état des lieux factuel, à méthode transparente et traitement égal : détection automatique d’anomalies, déclaration d’accessibilité et mention de l’accessibilité dans les programmes. Mis à jour chaque mois jusqu’au scrutin.

Relevé n°1 · 6 juillet 2026 · 21 sites · page d’accueil uniquement

Un site de campagne s’adresse à tous les électeurs. Encore faut-il que chacun puisse le lire, l’entendre, le parcourir au clavier ou au lecteur d’écran. Ces publics ne sont pas marginaux, et ils comptent des électrices et des électeurs : l’encadré ci-dessous les chiffre, sources à l’appui. Nous avons analysé, à la même date et selon la même méthode, les sites des candidats déclarés à la présidentielle de 2027. Ce que nos outils mesurent est réel, mais partiel : la plus grande partie de l’accessibilité ne se teste pas à la machine. Cette étude raconte à la fois ce que nous avons trouvé, et ce que personne ne peut trouver automatiquement.

Ce qu’il faut retenir

Aucun des 21 sites analysés ne se déclare pleinement conforme au RGAA, et tous présentent au moins une anomalie détectée automatiquement.

Constat agrégé, issu d’une détection automatique : pas un audit de conformité RGAA.

  • 21 sites de campagne analysés, à la même date et selon la même méthode.
  • 1 site sur 21 publie une déclaration d’accessibilité ; aucun ne publie de taux de conformité chiffré.
  • Aucun document de campagne 2027 ne nomme l’accessibilité du web (0 sur 21) ; 2 candidats l’abordent dans des textes antérieurs encore en ligne (mentions vérifiées à la source et datées).
  • 7 % des Français sont sourds ou ont une perte d'audition significative (DREES (Handicap-Santé)), 3 % ont un déficit visuel ou utilisent un lecteur d'écran (DREES) ; d’autres naviguent au clavier seul ou au lecteur d’écran, sans prévalence officielle chiffrée. Ces publics comptent des électrices et des électeurs.

Ces chiffres relèvent de la détection automatique : un pré-diagnostic comparatif, pas un audit de conformité RGAA. Le détail, la méthode et les limites sont expliqués tout au long de l’étude. Lire le verdict détaillé · Voir le comparatif

Chapitre 1 · Comment lire ces chiffres

Avant les chiffres, la règle du jeu.

Trois regards se confondent souvent : ce qu’un site déclare, ce qu’une machine détecte, ce qu’une personne handicapée vit. Cette étude mesure ce que la machine détecte, rapporte sans le vérifier ce que le site déclare, et ne peut saisir ce qui est vécu.

À lire avant d’interpréter · trois lentilles, à ne pas confondre

  • 01

    Déclaratif

    Ce que le site affiche de lui-même : présence d'une déclaration d'accessibilité, niveau et taux qu'il déclare. Nous le rapportons tel quel, sans le vérifier.

  • 02

    Automatique

    Notre détection d'anomalies par trois moteurs, sur une fraction des 106 critères. C'est ce que ces graphiques montrent : un pré-diagnostic, pas un audit.

  • 03

    Vécu

    Ce que rencontre réellement une personne handicapée. C'est la seule lentille qui compte vraiment, et elle ne se mesure pas automatiquement.

Ces trois lentilles peuvent diverger. Comme le rappelle l'Observatoire du respect des obligations d'accessibilité numérique (Fédération des Aveugles et Amblyopes de France), les éléments déclaratifs ne sont qu'un premier indicateur : ni une déclaration, ni un bon score automatique ne garantissent une expérience réellement accessible.

  • Ce que nous mesurons

    Une détection automatique d'anomalies sur la page d'accueil de chaque site. Trois moteurs indépendants (RGAA Checker, axe-core, IBM Equal Access) tournent à la même date et selon la même méthode pour tous ; un quatrième moteur tiers, Asqatasun, est affiché à titre indicatif. Le score technique ne porte que sur les critères RGAA testables automatiquement (une fraction des 106). Ce n'est pas un taux de conformité.

  • Ce que ce n'est pas

    Ce n'est pas un audit de conformité RGAA. L'automatisation ne couvre qu'une fraction des 106 critères ; une anomalie détectée n'est pas une non-conformité établie, et l'absence d'anomalie ne prouve pas la conformité.

  • Égalité de traitement

    Tous les sites de candidatures déclarées sont traités à l'identique, sans commentaire idéologique. La colonne « conformité auto-déclarée » rapporte ce que le candidat publie lui-même, sans vérification de notre part.

Divergence inter-moteurs. Plus loin, nous comptons les sites où nos moteurs (hors Asqatasun, fourni pour information) rendent des verdicts très différents : l'écart entre le moteur le plus et le moins alarmant dépasse 40points de percentile. Ce seuil est appliqué à tous les sites à l'identique. Il pointe une limite des outils, pas une qualité du site.

Ce que cette étude ne mesure pas

Cette étude mesure le canal web : détection technique automatisée, déclaration d’accessibilité et mentions dans les programmes. L’accessibilité ne s’arrête pas là : d’autres pans existent et restent hors de notre périmètre.

  • Les parcours web au-delà de la page d’accueil (faire un don, adhérer, s’inscrire comme bénévole) : seule la page d’accueil est mesurée, à l’identique pour tous
  • Le sous-titrage et la langue des signes (LSF) des vidéos de campagne
  • L’accessibilité des réunions publiques
  • L’accessibilité du cadre bâti (locaux de campagne, meetings)

Depuis la loi organique n° 2021-335 du 29 mars 2021, les candidats à la présidentielle doivent veiller à l’accessibilité de leurs moyens de propagande aux personnes handicapées. Dans ce cadre, le CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées), qui formule des recommandations, a déjà tenu en 2022 un observatoire de l’accessibilité des campagnes, sur plusieurs canaux : l’angle n’est pas inédit.

Hors audiovisuel et documents officiels, l’essentiel relève ainsi de recommandations : à ce jour, l’accessibilité des moyens de propagande n’est pas une condition de remboursement de campagne.

Ce que montre le relevé

Ces précautions posées, voici ce que le dernier relevé fait apparaître, avant tout classement.

  • 21

    sites de campagne analysés

    pages d’accueil, même méthode, même date

  • 1 / 21

    publient une déclaration d’accessibilité

    marqueur de transparence ; peu de sites en publient une

  • 0 / 21

    publient un taux de conformité chiffré

    aucun taux auto-déclaré trouvé

  • 0 / 21

    mentionnent l’accessibilité du web dans un document de campagne 2027

    2 l’abordent dans des textes antérieurs encore en ligne · vérifié au 6 juillet 2026

  • 1 / 21

    affichent un lien ou une mention d’accessibilité

    un lien affiché, distinct d’une déclaration de conformité

Chapitre 2 · Pourquoi un chiffre ne suffit pas

Une machine sait compter. Pas juger.

Nos moteurs vérifient qu’un élément existe. Ils ne savent pas dire s’il est pertinent. C’est toute la frontière entre l’automatique et le manuel, et elle est large.

Le manuel domine

Un outil automatique ne voit qu’une partie du RGAA ; le reste exige un audit humain. Voici cette frontière, et pourquoi un bon score technique ne prouve pas la conformité.

55 %

du RGAA échappe à toute vérification automatique.

Les outils automatiques, comme celui de l’Observatoire de l’accessibilité qui n’en couvre qu’environ 45 % (117 des 257 tests), repèrent une partie des anomalies. Juger la conformité du reste relève d’un audit humain. Un critère manuel n’est pas une faute, c’est une vérification que la machine ne sait pas faire.

Testable automatiquement
environ 45 %
Exige un audit humain
environ 55 %

Pourquoi cette part manuelle est-elle si grande ? Parce que nos moteurs savent vérifier qu’une chose existe, jamais si elle a du sens. Présence n’est pas pertinence.

Sur notre propre échantillon, restreint aux seuls critères applicables à chaque page d’accueil (une assiette plus favorable à l’automatique que le référentiel complet : une page d’accueil a rarement des formulaires, des tableaux ou du multimédia, grands pourvoyeurs de critères manuels), la machine tranche seule en moyenne 27 critères par site ; presque autant, 22, exigent encore un jugement humain. Même dans ce sous-ensemble optimiste pour la machine, près d’un critère testé sur deux lui échappe ; ce chiffre ne se compare pas aux ~55 % de l’Observatoire, qui portent sur l’ensemble du référentiel.

Nos moteurs vérifient qu’un élément existe. Ils ne savent pas juger s’il est pertinent : c’est la frontière entre l’automatique et le manuel. Voici trois critères où un scanner valide la présence mais reste aveugle au sens.

  • RGAA 1.1Alternative aux images

    Automatique : l’attribut alt est présent (ou manquant).

    Jugement humain : l’alternative décrit-elle vraiment l’image, ou n’est-ce qu’un nom de fichier ou un mot générique comme « logo » ?

  • RGAA 6.1Intitulés de liens

    Automatique : le lien possède un intitulé.

    Jugement humain : cet intitulé est-il explicite une fois sorti de son contexte, ou un « Lire la suite » répété dix fois vers des pages différentes ?

  • RGAA 9.1Structure de titres

    Automatique : les niveaux de titres s’enchaînent sans saut.

    Jugement humain : les titres ont-ils un sens, ou sont-ils détournés pour la mise en forme (un « 01 / 02 / 03 » en guise de titre) ?

En moyenne, 2 vérifications par site reviennent indéterminées chez axe-core : le moteur ne peut pas trancher seul, une confirmation humaine est nécessaire. De son côté, IBM Equal Access signale en moyenne 42 vérifications « à confirmer » par site. Ces volumes ne s’additionnent pas (moteurs et unités différents). Un résultat indéterminé n’est jamais un échec.

Voilà pourquoi la majorité des 106 critères du RGAA relève du jugement humain : nos chiffres cadrent l’effort et signalent des chantiers, ils ne remplacent pas l’audit des critères de pertinence. C’est un pré-diagnostic, pas un audit de conformité.

Exemple reconstruit, non nominatif
Ce que la machine détecte
Un attribut alt est présent. La règle automatique (RGAA 1.1) est satisfaite : rien à signaler.
Ce qu’un humain juge
« visuel-2.jpg » ne décrit pas l’image : au lecteur d’écran, l’information est perdue. Présent, mais inutile.
Exemple construit pour l’illustration, volontairement anonyme : il ne reproduit aucun site en particulier. C’est précisément cet écart que la détection automatique ne sait pas voir, et pourquoi un audit de conformité reste un travail humain.
À l’oreille, maintenant

Voici ce qu’annonce un lecteur d’écran en parcourant une page qui cumule les anomalies les plus répandues du relevé : une alternative d’image réduite au nom de fichier, des liens « En savoir plus » identiques, aucun titre de niveau 1. Vingt-quatre secondes suffisent.

Transcription

  • Page d’accueil.
  • Bannière. Lien, Accueil. Lien, Le projet. Lien, Actualités.
  • Image, visuel-2.jpg.
  • Lien, En savoir plus. Lien, En savoir plus. Lien, En savoir plus.
  • Navigation par titres… aucun titre de niveau 1 sur cette page.
Reconstitution en voix de synthèse : ce n’est pas un enregistrement de NVDA, JAWS ou VoiceOver, aucun site réel n’est enregistré, aucun utilisateur n’est mis en scène. La page lue est l’exemple reconstruit ci-dessus, complété des anomalies les plus répandues du relevé ; la verbalisation suit ce qu’énoncent les lecteurs d’écran courants sur un tel balisage.

Chapitre 3 · Le relevé, site par site

Une même mesure, des situations très inégales.

Sur la page d’accueil de chaque candidat, nos moteurs comptent les anomalies détectables. Il en sort un score technique, pas un taux de conformité.

L’état du champ

Assez de méthode. Voici le tableau, encore anonyme : un point par site, pour saisir le champ d’un coup d’œil avant de nommer qui que ce soit. Chaque point est plein si le site remplit le fait indiqué.

Publie une déclaration d'accessibilité

1 / 21

Un seul site publie une déclaration d'accessibilité.

Publie un taux de conformité chiffré

0 / 21

Aucun site n’affiche de taux de conformité chiffré.

Affiche un lien ou une mention d’accessibilité sur l’accueil

1 / 21

Un seul site affiche un lien ou une mention d’accessibilité (sa présence ne préjuge pas du contenu de la cible).

Propose une version FALC repérable du programme

1 / 21

Un seul site propose une version FALC repérable (recherche par mots-clés, au mieux).

Déclaration et taux affiché sont des marqueurs de bonne pratique, pas des obligations opposables.

Comment se répartissent les scores

La même vue, côté chiffres : un point par site le long de l’axe, toujours sans un seul nom ; les égalités s’empilent. Choisissez le moteur pour comparer les répartitions ; l’unité s’adapte (score en pourcentage pour RGAA Checker et Asqatasun, nombre d’anomalies pour axe-core et IBM Equal Access). Ces répartitions restent un pré-diagnostic de détection : ce n’est pas un taux de conformité.

Moteur d’analyse

Un point = un site (anonyme) · score technique de détection automatique · plus haut = mieux

Moteur sélectionné : RGAA Checker. score technique de détection automatique, plus haut = mieux.
Afficher le tableau de données (répartition par moteur)
Nombre de sites par valeur, moteur RGAA Checker (score technique de détection automatique).
ScoreNombre de sites
93 %1 site
91 %1 site
82 %1 site
81 %1 site
76 %1 site
75 %1 site
73 %2 sites
70 %1 site
68 %2 sites
67 %3 sites
62 %2 sites
58 %2 sites
55 %2 sites
48 %1 site

D’un site à l’autre, l’écart est net : 45 points séparent le score technique le plus bas du plus haut (48 % à 93 %). « Le web des campagnes » n’existe pas en bloc : les situations sont très inégales, même sur la seule détection automatique.

Le résultat, candidat par candidat

Maintenant, nommons-les. Le score technique ne mesure que les critères testables automatiquement : ce n’est pas un taux de conformité. Basculez d’un moteur à l’autre pour voir la différence : RGAA Checker et Asqatasun donnent un score en pourcentage, axe-core et IBM Equal Access comptent des anomalies (moins = mieux). Aucun ne préjuge des critères qui exigent une vérification humaine.

Moteur d’analyse

score technique de détection automatique · plus haut = mieux

Moteur sélectionné : RGAA Checker. score technique de détection automatique, plus haut = mieux.

Les moteurs ne se lisent pas de la même façon : RGAA Checker et Asqatasun sont des scores en pourcentage (plus haut = mieux) ; axe-core et IBM Equal Access comptent des anomalies (moins = mieux). Le tableau ci-dessous les présente côte à côte, sans les additionner. « % » est un pourcentage.

Afficher le tableau de données (tous les moteurs)
Score technique RGAA Checker, note Asqatasun, et nombre d’anomalies axe-core et IBM Equal Access, par candidat.
CandidatRGAA CheckerAsqatasunaxe-coreIBM Equal Access
Nathalie Arthaud67 %70 %264
François Asselineau93 %100 %210
Gabriel Attal73 %89 %215
Clémentine Autain62 %58 %523
Delphine Batho91 %82 %312
Xavier Bertrand48 %46 %820
Karim Bouamrane70 %64 %315
Juan Branco82 %73 %612
Bernard Cazeneuve76 %82 %119
Nicolas Dupont-Aignan58 %57 %9101
Clara Egger67 %57 %229
Jérôme Guedj75 %82 %226
Anasse Kazib81 %83 %34
David Lisnard68 %50 %858
Jean-Luc Mélenchon55 %46 %725
Antoine Mikolajczak62 %55 %310
Édouard Philippe68 %80 %48
Florian Philippot58 %90 %517
Bruno Retailleau67 %60 %47
François Ruffin55 %57 %722
Marine Tondelier73 %47 %427

Comparatif détaillé

Les mêmes résultats, en détail : trois moteurs indépendants, les faits vérifiables, et le détail dépliable des anomalies, site par site. Un grade tiers (Asqatasun) est affiché à titre indicatif, hors classement. Le tableau s’ouvre par ordre alphabétique, qui n’est pas un rang ; cliquez sur l’en-tête d’une colonne pour classer par score ou par moteur, ou sur une ligne pour déplier le détail des anomalies et des sources.

En dessous de 768 px, les colonnes axe-core, IBM Equal Access et Asqatasun sont masquées ici mais restent consultables dans le panneau de détail dépliable de chaque ligne.

Tableau trié par candidat, ordre croissant.
Comparatif de l'accessibilité des sites de campagne des candidats à la présidentielle 2027 : score technique de détection automatique (pas un audit de conformité RGAA), anomalies axe-core et IBM Equal Access, déclaration d'accessibilité (présence et conformité auto-déclarée par le candidat, non vérifiée par nous), et, à titre indicatif seulement, un grade A à F produit par Asqatasun (moteur tiers testant le RGAA 4.1.2, colonne non triable, exclue du classement, non produite ni vérifiée par nous). Colonnes triables sauf Asqatasun ; la première colonne indique la position selon le tri affiché, uniquement lorsque le tableau est trié par une valeur (elle reste vide en tri alphabétique, qui n'est pas un rang).
Position selon le tri affichéDétail
Non applicable (tri alphabétique)
Nathalie Arthaud
Lutte ouvrière
lutte-ouvriere.org
67 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
François Asselineau
Union Populaire Républicaine
upr.fr
93 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Gabriel Attal
Renaissance
attalpresident.fr
73 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Clémentine Autain
L'après
clementine-autain.fr
62 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Delphine Batho
Génération Écologie
delphinebatho.fr
91 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Xavier Bertrand
Nous France
nousfrance.fr
48 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Karim Bouamrane
Parti socialiste
karimbouamrane2027.org
70 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Juan Branco
Les Ruches
ruches.org
82 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Bernard Cazeneuve
La Convention
bc2027.fr
76 %
PubliéeTaux non publiéNon conforme (déclaré)
Non applicable (tri alphabétique)
Nicolas Dupont-Aignan
Debout la France
dupontaignan.fr
58 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Clara Egger
Solution Démocratique
solutiondemocratique.fr
67 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Jérôme Guedj
Parti socialiste
jerome-guedj.fr
75 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Anasse Kazib
Révolution Permanente
anasse2027.fr
81 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
David Lisnard
Nouvelle Énergie
unenouvelleenergie.fr
68 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Jean-Luc Mélenchon
La France insoumise
melenchon2027.fr
55 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Antoine Mikolajczak
Équinoxe
parti-equinoxe.fr
62 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Édouard Philippe
Horizons
edouardphilippe.fr
68 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Florian Philippot
Les Patriotes
les-patriotes.fr
58 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Bruno Retailleau
Les Républicains
avecretailleau.fr
67 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
François Ruffin
Debout !
nouspresident.fr
55 %Aucune déclaration
Non applicable (tri alphabétique)
Marine Tondelier
Les Écologistes
marinetondelier.fr
73 %Aucune déclaration
Comment lire ce tableau
Score technique · en %
Part des critères RGAA testables automatiquement sans anomalie détectée, sur une fraction des 106 critères. Ce n'est pas un taux de conformité : plus il est haut, mieux c'est en détection automatique.
axe-core · anomalies
Nombre d'anomalies relevées par le moteur axe-core (Deque). Moins il y en a, mieux c'est ; ce n'est pas un score en pourcentage.
IBM Equal Access · anomalies
Nombre d'anomalies relevées par IBM Equal Access (moteur open source d'IBM, WCAG 2.1, de lignée différente d'axe-core). Moins il y en a, mieux c'est.
Conformité auto-déclarée
Le taux et le niveau que le candidat publie lui-même dans sa déclaration d'accessibilité. Nous le rapportons tel quel, sans le vérifier.

Grade Asqatasun · moteur tiers, pour info

Asqatasun est un outil d'audit indépendant que nous ne produisons ni ne vérifions. Il note la page d'accueil via un vrai navigateur, selon le référentiel RGAA 4.1.2. Son barème est plus strict que notre score technique (il faut plus de 99 % de ses tests réussis pour un A) : ne comparez pas ses lettres à notre score, et gardez à l'esprit qu'il peut sous-estimer les sites dont le contenu se charge tardivement. Il n'entre pas dans le classement.

  • AQuasiment aucune anomalie (plus de 99 % de tests réussis)
  • BTrès peu d’anomalies (plus de 90 %)
  • CQuelques anomalies (plus de 85 %)
  • DAnomalies notables (plus de 75 %)
  • EBeaucoup d’anomalies (plus de 60 %)
  • FTrès nombreuses anomalies (60 % ou moins)

Paysage des grades Asqatasun · moteur tiers, pour info, hors classement

La même colonne Asqatasun, vue d’ensemble : une pastille par site, regroupées par grade, sans aucun nom. Son barème est plus strict que notre score technique (il faut plus de 99 % de tests réussis pour un A) : ne comparez pas ses lettres à notre score, et rappelez-vous qu’il peut sous-estimer les sites dont le contenu se charge tardivement.

Afficher le tableau de données (grades Asqatasun)
Nombre de sites par grade Asqatasun (moteur tiers, pour information, hors classement).
Grade AsqatasunNombre de sitesSignification (barème du moteur tiers)
Grade A1Quasiment aucune anomalie (plus de 99 % de tests réussis)
Grade C2Quelques anomalies (plus de 85 %)
Grade D5Anomalies notables (plus de 75 %)
Grade E3Beaucoup d’anomalies (plus de 60 %)
Grade F10Très nombreuses anomalies (60 % ou moins)

Même les machines ne s’accordent pas toujours

Reprenons ces mêmes sites, moteur contre moteur. Quand plusieurs outils regardent la même page, ils ne tombent pas toujours d’accord. Cette divergence n’est pas un défaut : c’est le signal qu’un œil humain doit trancher. Chaque point est un site : son score technique RGAA Checker (à droite = mieux) face au nombre d’anomalies relevées par IBM Equal Access (en bas = mieux), un moteur open source d’IBM, d’une lignée différente d’axe-core, exécuté séparément. Deux moteurs d’origines distinctes se recoupent mieux qu’une mesure unique acceptée sans recul.

Sur les 21 sites où nos trois moteurs ont tous rendu un résultat, 11 présentent un désaccord marqué (seuil publié en méthodologie) : autant de pages où s’en remettre à un seul outil aurait donné une image trompeuse, et où un œil humain doit trancher.

Afficher le tableau de données (divergence entre moteurs)
Score technique RGAA Checker et nombre d’anomalies IBM Equal Access, par site.
CandidatScore techniqueAnomalies IBM Equal Access
François Asselineau93 %10
Delphine Batho91 %12
Juan Branco82 %12
Anasse Kazib81 %4
Bernard Cazeneuve76 %19
Jérôme Guedj75 %26
Gabriel Attal73 %15
Marine Tondelier73 %27
Karim Bouamrane70 %15
David Lisnard68 %58
Édouard Philippe68 %8
Nathalie Arthaud67 %64
Clara Egger67 %29
Bruno Retailleau67 %7
Clémentine Autain62 %23
Antoine Mikolajczak62 %10
Nicolas Dupont-Aignan58 %101
Florian Philippot58 %17
Jean-Luc Mélenchon55 %25
François Ruffin55 %22
Xavier Bertrand48 %20

Chapitre 4 · Le fond commun

Les mêmes anomalies reviennent, presque partout.

Au-delà des écarts, un socle se dégage. Une anomalie détectée n’est pas une non-conformité établie : seule une vérification humaine, critère par critère, permet de conclure.

Les anomalies qui reviennent

Au-delà des écarts entre sites, un fond commun se dégage : les mêmes anomalies reviennent, presque partout. Voici la part des sites touchés par chacune, puis leur répartition par gravité.

  1. Les éléments doivent avoir un contraste de couleurs suffisantRGAA 3.2· Contraste texte

    16/21

    112 occurrences

    sérieux
  2. Le contenu doit être localisé dans une régionRGAA 12.6· Landmarks

    10/21

    53 occurrences

    modéré
  3. Les liens doivent avoir un texte perceptibleRGAA 6.2· Titre des liens

    8/21

    31 occurrences

    sérieux
  4. La page doit contenir un titre de niveau 1RGAA 9.1· Titres

    7/21

    7 occurrences

    modéré
  5. Les niveaux de titre doivent s’incrémenter d’un seul niveau à la foisRGAA 9.1· Titres

    5/21

    16 occurrences

    modéré
  6. Verifier que les éléments interactifs ne sont pas imbriquésRGAA 7.1· Compatibilité scripts

    3/21

    6 occurrences

    sérieux
  7. Chaque cadre doit avoir un attribut titleRGAA 2.1· Titre des cadres

    3/21

    3 occurrences

    sérieux
  8. La cible d’un lien d’évitement doit exister et pouvoir recevoir le focusRGAA 12.7· Liens d'évitement

    2/21

    2 occurrences

    modéré
  9. L’élément 'select' doit avoir un nom accessibleRGAA 11.1· Labels présents

    2/21

    2 occurrences

    critique
  10. Le zoom et l’agrandissement ne doivent pas être désactivésRGAA 10.4· Redimensionnement texte

    2/21

    2 occurrences

    modéré

La barre indique la part des 21 sites touchés par chaque anomalie ; le nombre d’occurrences cumule les éléments concernés sur l’ensemble des sites (il distingue une anomalie répandue mais ponctuelle d’une anomalie massive). Le niveau (critique, sérieux, modéré, mineur) reprend la gravité technique estimée automatiquement pour chaque type d’anomalie : il indique la sévérité technique de l’anomalie, pas un score ni un verdict global sur le site.

Ces anomalies sont détectées par des moteurs qui évaluent le WCAG (le socle international dont le RGAA est la déclinaison française) : axe-core couvre le WCAG 2.0 et 2.1 (jeux de règles que nous exécutons), IBM Equal Access le WCAG 2.1 (politique retenue, alignée sur le socle du RGAA 4.1.2). Nous rattachons chaque anomalie au critère RGAA correspondant. Le RGAA reprend le WCAG mais avec ses propres tests et son propre périmètre : un écart entre un moteur et un audit RGAA manuel est donc normal, et une anomalie détectée ne vaut pas non-conformité établie.

Réparties par gravité

  • critique3 · 4 %
  • sérieux37 · 55 %
  • modéré26 · 39 %
  • mineur1 · 1 %

Unité : cumul de sites touchés, par type d’anomalie (un site touché par deux types compte deux fois). Gravité technique de l’anomalie, pas un verdict de conformité.

Afficher le tableau de données (gravité des anomalies)
Répartition des anomalies récurrentes par niveau de gravité (nombre de sites concernés, cumulé par type d’anomalie).
GravitéSites touchés (cumul)Part
critique34 %
sérieux3755 %
modéré2639 %
mineur11 %

Ce que chaque outil voit que les autres ratent

Nous avons vu plus haut que les moteurs peuvent diverger site par site. Voici la même question, critère par critère : d’abord notre passe approfondie (alternatives d’images, intitulés de liens, structure des titres), puis le croisement des moteurs, où chacun voit des choses que les autres ignorent.

Ce que montrent nos relevés, en chiffres

Ces chiffres viennent d’une passe technique complémentaire au score, menée à l’identique sur chaque site : présence d’alternatives textuelles, intitulés de liens et structure des titres. Comme pour le reste de cette étude, une anomalie détectée n’est pas une non-conformité RGAA établie : seule une vérification humaine, critère par critère, permet de conclure. Les résultats sont agrégés par nombre de sites concernés parmi les 21 relevés, pas comme un classement de qualité entre candidats.

  • 10 sur 21 sites présentent des images sans alternative textuelle.

    36 occurrences au total

    RGAA 1.1

  • 3 sur 21 sites présentent des alternatives génériques ou peu descriptives (« logo », nom de fichier…).

    15 occurrences au total

    RGAA 1.3

  • 13 sur 21 sites présentent des intitulés de liens non explicites hors contexte.

    121 occurrences au total

    RGAA 6.1

  • 9 sur 21 sites présentent des anomalies de structure de titres (sauts de niveau, titres vides).

    RGAA 9.1

  • 11 sur 21 sites n’affichent aucun titre de niveau 1 (H1), le point d’entrée de la lecture au lecteur d’écran.

    RGAA 9.1

Le dénominateur, pour situer ces volumes : sur l’ensemble des pages d’accueil, notre passe a examiné 195 images de contenu ; 36 sont sans alternative textuelle et 15 portent une alternative générique.

Pour rendre l’abstrait tangible, un exemple réel d’intitulé non explicite, générique et non rattachable à un site : un lien nommé « Lire », impossible à comprendre sorti de son contexte, notamment dans la liste de liens d’un lecteur d’écran.

Pour donner un ordre de grandeur, et non un point de comparaison direct (notre échantillon de 21 sites et notre méthode diffèrent largement des siens), l’étude WebAIM Million 2026, qui analyse un million de pages d’accueil dans le monde, relève 83,9 % de pages au contraste insuffisant, 53,1 % avec des images sans texte alternatif et 46,3 % avec des liens vides. Ces chiffres mondiaux ne permettent aucune conclusion sur tel ou tel site de campagne français : ils situent l’ampleur du phénomène sur le web en général, pas la performance des candidats étudiés ici.

Aucun outil ne voit tout

On croise ici nos moteurs automatiques critère par critère. Ils se recoupent sur les anomalies les plus communes (en tête, contraste texte et titres), mais chacun voit aussi des choses que les autres ignorent : c’est pourquoi on en fait tourner plusieurs. Une case « signalée » reste une anomalie à confirmer par un œil humain, pas un décompte de non-conformités.

Sur les 22 critères où au moins un moteur a signalé quelque chose, 10 sont vus par plusieurs moteurs (ils se confirment mutuellement) et 12 ne sont vus que par un seul : autant d’angles morts qu’un outil unique aurait manqués.

  • RGAA 3.1 · Information par couleur

    21 / 21

    IBM Equal Access21 sitesvu par ce seul moteur, angle mort des autres
  • RGAA 3.2 · Contraste texte

    20 / 21

    axe-core16 sitesIBM Equal Access20 sites
  • RGAA 9.1 · Titres

    20 / 21

    axe-core12 sitesIBM Equal Access17 sitesPasse approfondie9 sites
  • RGAA 10.7 · Focus visible

    19 / 21

    IBM Equal Access19 sitesvu par ce seul moteur, angle mort des autres
  • RGAA 11.1 · Labels présents

    18 / 21

    axe-core3 sitesIBM Equal Access18 sites
  • RGAA 1.1 · Alternative textuelle

    17 / 21

    axe-core1 siteIBM Equal Access14 sitesPasse approfondie10 sites
  • RGAA 6.1 · Intitulé des liens

    13 / 21

    Passe approfondie13 sitesvu par ce seul moteur, angle mort des autres
  • RGAA 12.6 · Landmarks

    10 / 21

    axe-core10 sitesvu par ce seul moteur, angle mort des autres
  • RGAA 12.7 · Liens d'évitement

    10 / 21

    axe-core2 sitesIBM Equal Access8 sites
  • RGAA 6.2 · Titre des liens

    9 / 21

    axe-core8 sitesIBM Equal Access9 sites

12 autres critères, moins souvent signalés (de 1 à 7 sites), sont détaillés dans le tableau de données ci-dessous.

Lecture : on prend l’union des signalements (au moins un moteur), jamais la somme des compteurs, car leurs unités ne sont pas comparables (nœuds pour axe-core, ruleId pour IBM Equal Access, éléments pour notre passe : images, liens ou titres selon le critère) et le contraste serait compté deux fois. Asqatasun ne rend qu’un grade global, sans détail par critère : il reste « pour information » et hors de ce croisement. La part d’IBM Equal Access couvre l’ensemble des ruleId distincts qu’il relève par site (au plus 40 conservés, un plafond qu’aucun site de l’échantillon n’atteint).

Afficher le tableau de données (moteurs croisés par critère)
Nombre de sites où chaque moteur signale une anomalie relevant du critère RGAA, et union (au moins un moteur).
Critère RGAAaxe-coreIBM Equal AccessPasse approfondie≥ 1 moteur
RGAA 3.1 · Information par couleur021021
RGAA 3.2 · Contraste texte1620020
RGAA 9.1 · Titres1217920
RGAA 10.7 · Focus visible019019
RGAA 11.1 · Labels présents318018
RGAA 1.1 · Alternative textuelle1141017
RGAA 6.1 · Intitulé des liens001313
RGAA 12.6 · Landmarks100010
RGAA 12.7 · Liens d'évitement28010
RGAA 6.2 · Titre des liens8909
RGAA 10.4 · Redimensionnement texte2507
RGAA 11.6 · Legend présent0606
RGAA 7.1 · Compatibilité scripts3205
RGAA 2.1 · Titre des cadres3404
RGAA 1.3 · Pertinence des alternatives0033
RGAA 8.3 · Attribut lang0303
RGAA 7.3 · Contrôle au clavier2002
RGAA 8.2 · Validité du code0101
RGAA 8.5 · Titre de page1101
RGAA 9.3 · Listes0101
RGAA 10.8 · Contenus cachés1001
RGAA 12.8 · Ordre de tabulation1001

Chapitre 5 · Le discours, puis le verdict

Le handicap se dit. L’accessibilité du web, presque jamais.

0 / 21

Programmes · ce qui est dit

Aucun document de campagne 2027 ne nomme l’accessibilité du web.

Le handicap est un sujet largement partagé ; à mesure qu’on approche du numérique, il s’efface. Les seules mentions repérées (2 sur 21) viennent de textes antérieurs à la campagne, toujours en ligne et datés. Chiffres agrégés, sourcés, jamais un classement : un programme qui n’aborde pas encore le sujet n’est pas en faute.

Ce que disent (ou pas) les programmes

Un site accessible est une chose ; en faire une priorité affichée en est une autre. Regardons maintenant ce que les candidats en disent, ou pas.

Nous avons regardé ce que les candidats disent de l’accessibilité dans leurs programmes et prises de position publiques, au 6 juillet 2026. Chaque mention a été recherchée, vérifiée à sa source et datée, manuellement : contrairement aux relevés techniques, ce volet n’est pas rescanné automatiquement chaque mois. Nous distinguons deux niveaux : la mention dans un document de la campagne 2027 (programme, manifeste, livret, page du site de campagne), et la mention uniquement dans un texte plus ancien ou hors campagne (programme d’une élection passée, projet permanent du parti, article) que le site diffuse toujours. À ce stade de la campagne, beaucoup de programmes 2027 restent partiels ou à paraître : ces chiffres photographient un instant, ils ne referment pas le sujet.

  • Le handicap comme sujet de société

    14 / 21

    7 en campagne 2027 · 7 hors campagne

    droits des personnes handicapées, allocation adulte handicapé, école inclusive, emploi, perte d’autonomie

  • L’accessibilité physique et sociétale

    7 / 21

    3 en campagne 2027 · 4 hors campagne

    établissements recevant du public, transports, voirie, logement adapté, ville accessible

  • L’accessibilité du web et des services numériques

    2 / 21

    aucun en campagne 2027 · 2 hors campagne

    rendre les sites et les plateformes réellement utilisables par les personnes handicapées

Le handicap est un sujet largement partagé : 14 candidats l’abordent, dont 7dans un document de leur campagne 2027. Mais à mesure qu’on s’approche du numérique, il s’efface : 7 sur l’accessibilité physique, puis 2 seulement sur l’accessibilité du web, et aucun dans un document de campagne 2027 : les deux seules mentions viennent de textes antérieurs, toujours en ligne. Cet angle mort du discours rejoint ce que nos relevés détectent sur les sites eux-mêmes : à ce jour, l’accessibilité numérique reste largement un impensé, dans les mots comme dans le code.

Deux candidats l’abordent explicitement, tous deux dans des textes antérieurs à la campagne 2027, que leurs sites diffusent toujours :

  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) propose de « créer des sites conformes aux normes européennes pour l’accessibilité des malvoyants […] » dans le projet du parti publié en septembre 2022 (mis à jour fin 2024, pas encore ré-estampillé pour 2027), accessible depuis le menu « Projet » de son site de campagne. source
  • Antoine Mikolajczak (Équinoxe) porte, dans le programme numérique du parti publié pour les législatives de 2024, l’objectif d’« améliorer l’accessibilité des plateformes numériques pour qu’elles soient utilisables par tous, y compris par les personnes âgées et les personnes en situation de handicap ». Le parti annonce son programme 2027 « très prochainement ». source

2 mentions sur 21 candidats, aucune dans un document de campagne 2027. Quelques autres évoquent la fracture numérique ou le maintien de guichets papier face à la dématérialisation : c’est l’inclusion numérique, un sujet voisin, mais distinct de l’accessibilité technique des sites. Pour 1 site sur 21, le contenu n’a pas pu être vérifié pour ce volet (protections anti-robots) : il n’est pas compté comme une absence de mention.

Autre marqueur d’inclusion, plus rare encore : la version FALC (facile à lire et à comprendre) du programme, pensée notamment pour les personnes en situation de handicap cognitif. Sur les 21 sites relevés, 1 en propose une repérable (recherche par mots-clés sur la page d’accueil, au mieux : une version FALC existante mais non liée depuis l’accueil peut nous échapper).

Et le document lui-même ?

Au-delà de ce que les programmes disent, nous avons regardé leur forme : quand un candidat diffuse son projet en PDF, ce document offre-t-il la base technique dont un lecteur d’écran a besoin ? Au 6 juillet 2026, 8 candidats sur 21 diffusent au moins un document programmatique en PDF depuis leur site (programme, projet, manifeste ou livret de propositions, quelle que soit son élection d’origine : la règle de sélection, identique pour tous, est publiée en méthodologie, et chaque document est daté), soit 10 documents vérifiés automatiquement.

  • 3 documents sur 10 portent un balisage structurel : titres, listes et ordre de lecture annoncés au lecteur d’écran

  • 4 annoncent un titre de document à l’ouverture, à la place du nom de fichier

  • 6 déclarent la langue du document : sans elle, une synthèse vocale peut lire le français avec une voix anglaise

  • 10 contiennent une couche texte exploitable (aucun scan d’image : le texte reste lisible linéairement)

Un document sans balisage n’est pas illisible : sa couche texte se lit linéairement. Mais sans structure, pas de navigation par titres ni de listes annoncées : sur un programme de plusieurs dizaines de pages, l’écart d’usage est réel. Ces signaux mesurent la présence d’une base technique, jamais sa qualité : un PDF balisé peut l’être mal, et ces chiffres, agrégés par document, ne sont ni un verdict de conformité ni un classement des candidats. Que 3 documents portent déjà ce balisage prouve que c’est faisable, en campagne.

Ces chiffres sont agrégés et ne classent pas les candidats. Un programme qui n’aborde pas encore l’accessibilité numérique n’est pas en faute : rien ne l’y oblige juridiquement. Notre propos n’est pas de sanctionner, mais de rendre visible un angle mort collectif.

Ces sites sont-ils accessibles ?

Après le discours, revenons au code. Alors, ces sites sont-ils accessibles ?

Aucun des 21 sites ne se déclare pleinement conforme. Tous présentent des anomalies détectées.

Ce n’est pas une accusation. C’est une limite de mesure, expliquée juste en dessous.

Aucun des 21 sites analysés ne se déclare pleinement conforme au RGAA, et tous présentent au moins une anomalie détectée automatiquement.

La conformité suppose aussi une vérification humaine des critères non automatisables et une déclaration d’accessibilité publiée : 1 site sur 21 en publie une, et il s'y déclare lui-même « non conforme ». Autrement dit, sur tout ce que nous mesurons (pages d’accueil, déclarations, programmes), la détection automatique et les faits publics convergent : l’accessibilité n’est, à ce stade, établie nulle part.

L’absence de déclaration renseigne sur la transparence de la démarche, pas sur l’expérience réelle d’utilisation : elle ne prouve pas, à elle seule, qu’un site est inutilisable. Seul un audit humain, et l’usage, permettent d’en juger.

Les chantiers qui reviennent le plus souvent

  • 01

    Les éléments doivent avoir un contraste de couleurs suffisant · 16/21 sites

    Un contraste trop faible, c'est un texte qui s'efface au premier rayon de soleil sur l'écran ; pour beaucoup de personnes malvoyantes ou âgées, il est effacé en permanence.

  • 02

    Le contenu doit être localisé dans une région · 10/21 sites

    Sans zones de structure (en-tête, navigation, contenu), un lecteur d'écran explore la page comme un couloir sans panneaux : tout se cherche, rien ne s'annonce.

  • 03

    Les liens doivent avoir un texte perceptible · 8/21 sites

    Un lien sans intitulé perceptible s'annonce « lien », tout court : une porte sans poignée ni écriteau, inutilisable au lecteur d'écran.

À lui seul, « les éléments doivent avoir un contraste de couleurs suffisant » concerne 16 des 21 sites : c’est l’anomalie la plus répandue, et souvent la plus simple à corriger. Ces constats portent sur la page d’accueil et sur la seule détection automatique : ils signalent des chantiers, ils ne constituent pas un audit de conformité.

Un angle mort qui dépasse les campagnes

Ce constat n’existe pas en vase clos. Quatre repères sourcés pour le lire à sa juste place, sans singulariser les campagnes.

  • Présidentielles 2017 et 2022

    L’angle n’est pas inédit. En 2017 déjà, l’association Valentin Haüy testait les sites des 11 candidats (20 critères WCAG 2.0, tests avec 21 personnes aveugles, malvoyantes ou seniors) : 95 % des testeurs échouaient sur au moins un site. En 2022, Temesis évaluait les 12 candidats sur 22 points de contrôle (une liste réduite, pas un audit RGAA complet) : de 2,3 à 4,8 sur 10, aucun site n’atteignant la moyenne. Le CNCPH tenait la même année un observatoire de l’accessibilité des campagnes, au-delà des seuls sites web. Sources : le baromètre Valentin Haüy, le classement Temesis et l’observatoire du CNCPH.

  • Le web mondial

    L’étude WebAIM Million 2026 relève des anomalies détectables sur la quasi-totalité d’un million de pages d’accueil analysées dans le monde. Les sites de campagne ne sont pas une exception : ils s’inscrivent dans un paysage où l’anomalie détectable est la norme.

  • Le service public

    En juin 2026, la Cour des comptes estimait que 6,6 % seulement des démarches administratives essentielles de l’État étaient totalement conformes au RGAA, sans qu’aucune sanction n’ait jamais été prononcée (notre décryptage du rapport). Là où l’obligation légale existe, la conformité reste rare.

  • Les communes françaises

    Notre baromètre des sites de communes applique le même moteur et la même métrique à 19 582 pages d’accueil de mairies : score technique moyen de 63,3 %. C’est le seul repère construit à méthode identique à celle de cette étude.

Ces repères reposent sur des méthodes et des périmètres différents des nôtres (hormis le baromètre des communes) : ils situent le paysage, ils n’autorisent pas de comparaison chiffrée directe. L’apport de cette série est ailleurs : la même mesure, chaque mois, jusqu’au scrutin.

Chapitre 6 · Suivre, vérifier, corriger

Un relevé qui vit, et qui s’assume.

L’étude est mensuelle, à méthode constante, jusqu’au scrutin. Elle publie sa propre couverture et ouvre un canal de correction factuelle.

Évolution dans le temps

Ce constat est daté. Il n’est pas définitif : nous le remesurons chaque mois, à méthode constante, jusqu’au scrutin.

  1. Relevé n°1

    juil. 2026

  2. Prochain relevé

    août 2026

Relevé n°1 · la série commence

Cette étude est un baromètre : chaque mois ajoute un point à la courbe, qui s’affichera dès le troisième relevé pour lire une trajectoire plutôt qu’un instant. Le relevé ci-dessus est notre point de départ assumé, pas un verdict définitif.

Recevoir le prochain relevé

Un email par relevé mensuel, avec les évolutions agrégées, jusqu’au scrutin. Rien d’autre : votre adresse ne sert qu’à cet envoi, et chaque email contient un lien de désinscription.

Désinscription en un clic dans chaque email. Vos données ne sont ni cédées ni utilisées à d’autres fins, et sont supprimées après le scrutin : politique de confidentialité.

Annexe · Méthodologie complète

La méthode complète, pour qui veut vérifier chaque choix. Repliée par défaut : elle ne coupe plus le fil du récit.

Afficher la méthodologie détaillée

Périmètre

L’étude porte sur les sites de campagne des candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2027 à la date du relevé, au sens de l’annonce publique de candidature, sourcée candidat par candidat. À ne pas confondre avec la liste officielle des candidats, qui n’existera qu’après la validation des parrainages et sa publication par le Conseil constitutionnel, peu avant le scrutin. Pour chaque candidat, nous retenons son domaine de campagne dédié en priorité, sinon le site de mouvement qui en tient lieu. Les candidatures pressenties mais non déclarées ne sont pas incluses à ce stade ; elles le seront dès leur déclaration publique. Seule la page d’accueil est analysée, à l’identique pour tous.

Les moteurs utilisés

Le score technique RGAA Checker est notre analyse (règles déterministes et reproductibles mappées sur le RGAA) : la part des critères automatiquement testables sans anomalie détectée. Il ne préjuge pas des nombreux critères qui exigent une vérification humaine. axe-core (Deque) et IBM Equal Access (moteur open source d’IBM) sont deux moteurs de lignées différentes exécutés indépendamment : nous rapportons leur nombre d’anomalies (moins = mieux). Ce sont des outils distincts, non directement comparables entre eux ni à un score en pourcentage ; les croiser donne une vue plus robuste qu’un moteur seul. Ces trois moteurs, à traitement strictement égal, forment le socle du comparatif.

Versions utilisées pour ce relevé, pour qui veut reproduire la mesure : axe-core 4.12.1, IBM Equal Access (accessibility-checker) 4.0.26, Asqatasun 6.0.0-rc.2 (image Docker officielle, référentiel RGAA 4.1.2). Le moteur RGAA Checker est celui de la plateforme à la date du relevé ; sa couverture, règle par règle, est publiée dans la section « Fiabilité du relevé ». Tout changement de version entre deux relevés serait signalé ici et dans le registre des évolutions de la page.

À noter : axe-core et IBM Equal Access évaluent le WCAG (axe-core dans les jeux de règles WCAG 2.0 et 2.1 que nous exécutons, IBM Equal Access dans la politique WCAG 2.1), le socle international dont le RGAA est la déclinaison française, et non le RGAA directement. Nous rattachons leurs anomalies au critère RGAA correspondant. Comme le RGAA reprend le WCAG avec ses propres tests et son propre périmètre, un moteur et un audit RGAA manuel peuvent aboutir à des constats différents : c’est attendu.

Nous signalons aussi les sites où ces trois moteurs sont en fort désaccord. Pour chaque site, nous calculons son percentile de sévérité selon chacun des moteurs (du moins au plus alarmant) ; si l’écart entre le percentile le plus et le moins alarmant dépasse 40 points, le site ressort dans la section « Même les machines ne s’accordent pas toujours ». Concrètement : si un moteur situe une page parmi les plus alarmantes de l’échantillon quand un autre la situe parmi les moins alarmantes, l’écart dépasse le seuil et nous le signalons. C’est une limite des outils, pas un jugement sur le site : un outil seul ne fait pas un audit.

Entre deux relevés mensuels, un site n’est compté « en amélioration » ou « en recul » qu’à partir de ±2 points de score technique ; en deçà, il est compté stable : c’est du bruit de mesure (variation de rendu), pas un changement. Ce seuil, appliqué à l’identique à tous les sites, n’est publié qu’en agrégat (jamais la liste de qui monte ou descend).

Le tableau affiche en plus un grade Asqatasun (A à F). Asqatasun est un moteur d’audit tiers, que nous ne produisons ni ne vérifions ; il teste le référentiel RGAA 4.1.2, le même que le nôtre, aligné sur celui de l’Observatoire de l’accessibilité numérique. Il rend la page via un vrai navigateur, ce qui peut sous-estimer les sites très dynamiques dont le contenu se charge tardivement. Nous l’affichons uniquement à titre indicatif : sa colonne n’est pas triable et n’entre pas dans le classement.

Ce que la détection automatique ne dit pas

L’automatisation ne couvre qu’une fraction des 106 critères du RGAA 4.1 ; l’essentiel exige une vérification humaine. Une anomalie détectée n’est pas une non-conformité juridique établie, et un bon score ne garantit pas la conformité. Ces chiffres sont un pré-diagnostic comparatif, pas un audit de conformité au sens de la déclaration RGAA officielle.

Déclaration & conformité auto-déclarée

Nous relevons la présence d’une déclaration d’accessibilité et, le cas échéant, le niveau et le taux de conformité que le candidat déclare lui-même. Ce taux est reproduit tel quel, sans vérification de notre part : il reflète l’engagement affiché du candidat, à mettre en regard de notre détection technique indépendante. Ce sont des éléments de transparence et de bonne pratique, pas des obligations légales opposables : un site de campagne n’est pas nécessairement assujetti au RGAA.

Programme

Nous recherchons une mention de l’accessibilité numérique (RGAA, WCAG, accessibilité des sites et services en ligne) dans le programme (PDF ou page dédiée) accessible depuis la page d’accueil, et citons l’extrait correspondant. Cette recherche est faite au mieux, par mots-clés : l’absence de mention détectée ne signifie pas l’absence totale de proposition, et une occurrence isolée ne garantit pas un engagement dédié. Chaque extrait cité est vérifié manuellement avant publication. Nous distinguons volontairement l’accessibilité numérique du handicap au sens large, dont plusieurs programmes traitent par ailleurs.

Lisibilité des programmes en PDF

Quand un candidat diffuse un document programmatique en PDF depuis son site, nous mesurons automatiquement quatre signaux techniques de lisibilité : balisage structurel, titre de document, langue déclarée, couche texte. Règle de sélection, identique pour tous : documents édités par la campagne (ou le mouvement dont le site tient lieu de site de campagne) qui développent des positions ou propositions (programme, projet, manifeste, livret thématique, brochure programmatique), atteignables depuis la navigation du site ; sont exclus les tracts, verbatims de discours, documents de vie interne (statuts, règlements), formulaires et documents tiers cités. Ces signaux, agrégés par document, disent qu’une base technique existe, jamais que le document est conforme ou accessible : seule une vérification humaine en juge. Les candidats qui publient leur programme en pages web ne sont pas concernés par ce volet. Le corpus est re-relevé chaque mois : des documents apparaîtront au fil de la campagne.

Mention d’accessibilité & version FALC

Au-delà de la déclaration, nous relevons deux signaux plus légers, sur la seule page d’accueil. D’abord la présence d’un lien ou d’une mention d’accessibilité (un lien « Accessibilité », par exemple) : c’est un marqueur de transparence distinct d’une déclaration conforme, un lien affiché ne préjugeant en rien du contenu de la page cible. Ensuite l’existence d’une version FALC (facile à lire et à comprendre) du programme, repérée par mots-clés. Ces deux relevés sont faits au mieux : un lien ou une version FALC vivant plus profond dans le site peut nous échapper, et leur présence ne garantit ni la qualité ni la conformité de la cible.

Versions et traçabilité

Pour qui veut reproduire la mesure : axe-core 4.12.1 (jeux de règles WCAG 2.0 et 2.1), IBM Equal Access 4.0.26 (politique WCAG 2.1), Asqatasun 6.0.0-rc.2 (référentiel RGAA 4.1.2), rendu des pages via un navigateur Chromium piloté (Puppeteer) ; l’analyse des documents PDF s’appuie sur pdf.js 5.4. Nos propres règles de détection sont déterministes et gelées à méthode constante depuis le relevé n°1 (juillet 2026). Tout changement de version ou de méthode sera signalé dans cette annexe et daté : c’est la condition pour que les relevés restent comparables d’un mois à l’autre.

Preuves archivées

Chaque relevé archive, pour chaque site analysé, une capture d’écran pleine page et le code HTML rendu tel qu’il a été mesuré, horodatés et scellés par une empreinte cryptographique (SHA-256), dans un espace de stockage privé. Une équipe de campagne qui conteste l’état de sa page à la date d’un relevé peut demander la preuve correspondante via le canal de signalement ci-dessous : ces archives sont disponibles sur demande, jamais publiées. Pour le relevé n°1, la preuve a été archivée a posteriori (5 juillet 2026) ; les relevés suivants archivent la leur au moment même de la mesure.

Mise à jour & sources

Les relevés sont automatiques et mensuels, à méthode constante, pour suivre l’évolution jusqu’au scrutin. La liste des candidats et de leurs sites s’appuie notamment sur l’observatoire citoyen presidentiellesnumeriques.fr, vérifiée candidat par candidat (statut de candidature, site officiel, déclaration). Notre volet déclaratif (déclaration d’accessibilité, mention de l’accessibilité) s’inspire des critères suivis par l’Observatoire du respect des obligations d’accessibilité numérique (Fédération des Aveugles et Amblyopes de France). La référence méthodologique et juridique en matière d’accessibilité numérique est accessibilite.numerique.gouv.fr.

À notre connaissance, aucune autre mesure systématique et répétée du canal web des sites de campagne à la présidentielle, menée à méthode constante, n’est publiée à ce jour. Cette étude établit une baseline comparable d’un relevé à l’autre ; si un travail équivalent existe, nous le mentionnerons.

Fiabilité du relevé

Combien de sites avons-nous réellement analysés avec succès ? Ces chiffres permettent à chacun de juger la couverture réelle de l’étude, sans avoir à nous faire confiance sur parole.

Transparence sur notre propre relevé, dernier relevé le 6 juillet 2026. Ces chiffres sont publiés pour que chacun puisse juger la couverture de l’étude.

sites analysés avec succès
21
site en échec de scan
0
site jamais analysé
0
relevé mensuel à ce jour
1

Signaler une erreur factuelle

Une équipe de campagne constate une erreur (URL, statut de candidature, citation de programme) ? Ce canal ne modifie jamais un score : seul le relevé mensuel, automatique et identique pour tous, fait foi.

Droit de réponse

Une équipe de campagne peut signaler une erreur factuelle (mauvaise URL, statut de candidature, citation de programme). Toute correction est vérifiée, publiée et datée dans le registre public.

Ce que ce canal corrige
URL erronée, statut de candidature, citation ou lien de programme.
Ce qu’il ne change jamais
Le score. Le relevé mensuel, automatique et identique pour tous, reste la seule source.
Signaler une erreur factuelle

Via notre formulaire de contact : précisez « Étude 2027 » et le fait à corriger.

Corrections publiées

  1. Volet « programmes » fiabilisé : chaque mention est désormais datée et rattachée à sa source, en deux niveaux (document de la campagne 2027, ou texte antérieur encore diffusé). La revue a requalifié des mentions issues de documents de 2021 à 2024, dont les deux mentions d’accessibilité du web (programme des législatives 2024 d’Équinoxe ; projet de Debout la France publié en 2022), et écarté des sources non recevables (ligne d’organigramme, sites tiers, mention purement budgétaire). Les chiffres agrégés ont été recalculés en conséquence.

  2. Édouard Philippe : le site relevé devient edouardphilippe.fr, son site de campagne dédié (en ligne depuis mai 2026), conformément à la règle publiée « domaine de campagne dédié en priorité ». Le relevé n°1 avait mesuré horizonsleparti.fr, le site du parti, qui renvoie lui-même vers le site de campagne ; le manifeste de 2021 lié depuis l’ancien site sort du corpus des programmes PDF.

  3. Karim Bouamrane : l’URL de référence devient karimbouamrane2027.org, le domaine mis en avant par les canaux officiels du candidat. lafrancehumaineetforte.fr, domaine historique du mouvement relevé jusqu’ici, sert un contenu identique (miroir constaté à la date de la correction).

Les objections qu’on nous fera

Une étude nominative en période électorale sera discutée, et c’est sain. Voici, franchement, les objections que nous anticipons, et nos réponses.

Un candidat est-il obligé de rendre son site de campagne accessible ?

Non. Les obligations légales d’accessibilité numérique (RGAA) visent les services publics et certaines grandes entreprises, pas les sites de campagne. Depuis la loi organique du 29 mars 2021, les candidats à la présidentielle doivent « veiller à » l’accessibilité de leurs moyens de propagande, sans sanction prévue. C’est précisément le constat de cette étude : l’accessibilité des campagnes ne repose aujourd’hui que sur la bonne volonté.

Vos scores sont-ils des audits de conformité RGAA ?

Non, et la page le répète à chaque graphique : nos moteurs ne testent automatiquement qu’une fraction des critères, une anomalie détectée n’est pas une non-conformité établie, et seul un audit humain, critère par critère, permet de conclure. Nos chiffres sont un pré-diagnostic comparatif, mené à méthode constante : leur valeur est dans la comparaison et le suivi, pas dans le verdict. Le détail est dans la méthodologie complète.

Pourquoi nommer les candidats ?

Parce que la mesure est identique pour tous : mêmes moteurs, même date, même méthode publiée, sur des sites publics de candidats déclarés. Personne n’est noté sur sa personne ni son programme : nous mesurons des pages web. Le tableau s’ouvre d’ailleurs par ordre alphabétique, pas par classement, et un canal public de correction factuelle est ouvert à toutes les équipes.

Pourquoi tel candidat pressenti n’apparaît-il pas dans l’étude ?

Parce que le périmètre repose sur un critère vérifiable et identique pour tous : les candidatures déclarées à la date du relevé. Les personnalités pressenties, mais qui n’ont pas déclaré leur candidature, n’y figurent pas encore ; dès la déclaration publique, leur site entre dans l’étude au relevé suivant, mesuré avec la même méthode que les autres. À ne pas confondre avec la liste officielle des candidats, qui n’existera qu’après la validation des parrainages et sa publication par le Conseil constitutionnel, peu avant le scrutin. Le périmètre précis est détaillé dans la méthodologie complète.

Les candidats font-ils pire que le reste du web ?

Rien ne l’indique : l’angle mort est général. L’étude WebAIM Million 2026 relève des anomalies détectables sur la quasi-totalité d’un million de pages d’accueil dans le monde, et la Cour des comptes estimait en juin 2026 que 6,6 % seulement des démarches administratives essentielles de l’État étaient totalement conformes, sans qu’aucune sanction n’ait jamais été prononcée (notre décryptage du rapport). Les sites de campagne s’inscrivent dans ce paysage : notre propos n’est pas de les singulariser, mais de rendre visible un impensé collectif au moment où il compte le plus.

Qui commande ou finance cette étude ?

Personne : ni candidat, ni parti, ni commanditaire. RGAA Checker la publie de sa propre initiative, dans le cadre de sa mission : rendre l’accessibilité numérique visible. La méthode est publiée, les relevés sont automatiques et identiques pour tous, et toute correction factuelle est consignée dans un registre public.

Cette étude est un relevé, pas un réquisitoire. Elle photographie un instant, se corrige quand un fait est inexact, et se remesure chaque mois à méthode constante, jusqu’au scrutin. Un site de campagne accessible, c’est une information de campagne qui atteint tout le monde : les électrices et les électeurs en situation de handicap compris.