RGAA, WCAG, A/AA/AAA : qui fait quoi ?
On confond souvent le RGAA, les WCAG et les niveaux A / AA / AAA, au point de dire des choses fausses comme « niveau AA du RGAA ».
Chapitres
- 0:00Situations du quotidien (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 0:29WCAG et RGAA : quoi et comment (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 1:10Du critère WCAG au test RGAA (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 1:55Critère RGAA → critère WCAG → niveau (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:420 critère AAA dans le RGAA (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 3:17Il n’y a pas de « niveau AA du RGAA » (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 3:53Pourquoi on croit à un « niveau RGAA » (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 4:47Le périmètre : niveaux A et AA (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 5:20Checklist (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 6:00CTA (nouvelle fenêtre, YouTube)
Transcription
Texte intégral de la narration de l’épisode.
Situations du quotidien
RGAA, WCAG, niveau A, double A, triple A. On mélange souvent ces mots, et on finit par dire des choses fausses, comme « mon site est niveau double A du RGAA ». Cette phrase n’a pas vraiment de sens, et dans cette vidéo tu vas comprendre pourquoi. En quelques minutes, tu sauras exactement qui fait quoi entre le RGAA, les WCAG et les fameux niveaux A, double A et triple A.
WCAG et RGAA : quoi et comment
Commençons par les deux acteurs. Les WCAG, ce sont les règles internationales d’accessibilité des contenus web, publiées par le W3C. C’est la référence mondiale, mais elle reste assez générale. Le RGAA, lui, est le référentiel français : il reprend les WCAG et les transforme en une méthode concrète, avec des critères numérotés et des tests précis à réaliser. Autrement dit, les WCAG disent quoi obtenir, et le RGAA dit comment le vérifier.
Du critère WCAG au test RGAA
Voyons la chaîne qui relie tout ça, étape par étape. Au départ, il y a un critère de succès WCAG, par exemple le contraste minimum d’un texte. C’est lui qui porte un niveau : A, double A ou triple A. Ensuite, le RGAA reprend ce critère de succès et le traduit en un critère testable, avec une méthode pas à pas. Enfin, quand tu audites, tu évalues le critère RGAA, et son niveau, tu le lis sur le critère WCAG auquel il renvoie. Le niveau ne naît jamais dans le RGAA : il vient toujours des WCAG.
Critère RGAA → critère WCAG → niveau
Rendons ça concret avec des correspondances réelles. Le critère RGAA 1.1, sur les alternatives d’images, renvoie au critère WCAG « Contenu non textuel », de niveau A. Le critère 3.2, sur le contraste du texte, renvoie à « Contraste minimum », de niveau double A. Le critère 3.3, sur le contraste des composants d’interface, renvoie à « Contraste des éléments non textuels », de niveau double A lui aussi. Le niveau, A ou double A, appartient toujours au critère WCAG. Et un même critère RGAA peut d’ailleurs renvoyer à plusieurs critères WCAG à la fois.
0 critère AAA dans le RGAA
Un chiffre qui surprend souvent : dans le RGAA 4.1.2, il y a zéro critère de niveau triple A. Le référentiel ne retient que les critères WCAG de niveaux A et double A. En tout, sur les cent six critères, quatre-vingt-trois sont de niveau A et vingt-trois de niveau double A. Le triple A, le niveau le plus exigeant des WCAG, n’est tout simplement pas repris comme exigence dans le RGAA.
Il n’y a pas de « niveau AA du RGAA »
Reste le piège de vocabulaire, celui qu’on entend partout. On dit « mon site est niveau double A du RGAA », ou « le RGAA niveau double A ». C’est incorrect. Le RGAA n’a pas de niveaux : ce sont les WCAG qui ont des niveaux A, double A et triple A. La bonne formulation, c’est : « ce critère RGAA renvoie à un critère WCAG de niveau double A ». Ça paraît pointilleux, mais quand on parle de conformité, la précision des mots compte vraiment.
Pourquoi on croit à un « niveau RGAA »
Mais d’où vient cette confusion ? Elle a une vraie racine historique. D’anciens systèmes d’évaluation classaient déjà l’accessibilité par paliers, calqués sur les niveaux A, double A et triple A des WCAG. Et les versions plus anciennes du RGAA, avant 2019, mettaient ce niveau bien plus en avant, jusque dans l’intitulé des critères. On a donc pris l’habitude de parler de niveaux. Depuis le RGAA 4, en 2019, le niveau redevient ce qu’il est vraiment : un attribut du critère WCAG, et la conformité se mesure par un taux, pas par une lettre. Une précision importante quand même : le RGAA n’a jamais fonctionné par paliers à franchir un par un. L’obligation a toujours visé l’ensemble des critères A et double A.
Le périmètre : niveaux A et AA
Une dernière question logique : à quel niveau faut-il viser ? Le RGAA s’appuie sur les critères WCAG de niveaux A et double A, et c’est ce périmètre qui sert de base à l’obligation de conformité en France. Le triple A n’est pas exigé. Pour connaître le détail exact de ce qui s’applique à ton organisme et les modalités, la source de référence, c’est le site officiel accessibilite.numerique.gouv.fr.
Checklist
Récapitulons qui fait quoi. Premièrement, les WCAG sont les règles internationales du W3C. Deuxièmement, le RGAA est la méthode française qui les rend testables, avec des critères et des tests. Troisièmement, A, double A et triple A sont des niveaux des WCAG, jamais du RGAA. Quatrièmement, chaque critère RGAA renvoie à un ou plusieurs critères WCAG, et c’est de là que vient son niveau. Et pour finir, le RGAA ne retient que les niveaux A et double A.
CTA
Voilà, tu ne confondras plus RGAA, WCAG et niveaux de conformité. Le RGAA, c’est la méthode ; les WCAG, ce sont les règles ; A et double A, ce sont leurs niveaux. Pour explorer les critères d’une page, comprendre à quels critères WCAG ils renvoient et préparer ton audit, rends-toi sur rgaa-checker.com. L’outil t’aide à t’y retrouver ; la conformité, elle, reste un travail d’auditeur.
Approfondir dans le guide
Cet épisode aborde ces critères du RGAA 4.1.2. Ouvre leur fiche pour la méthode de test détaillée, les cas particuliers et les exemples.
Vidéos liées
D’autres épisodes qui abordent des critères proches, dans d’autres séries.
- Contraste et couleurs
Épisode 2Bases RGAA3 minEn ligne
- Images et alternatives textuelles
Épisode 5Bases RGAA3 minEn ligne
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La vidéo pose le cadre. Pour repérer des pistes d’amélioration sur un site réel, lance une analyse ou explore le guide des 106 critères.

