Série RGAA en pratique · Épisode 8 · 3 min

Tout le monde ne balaye pas

On ne pointe pas tous avec deux doigts agiles. Balayage, pincement, action qui part trop tôt : deux critères du RGAA protègent ceux qui ne peuvent pas faire de gestes précis.

Publié le 28 septembre 2026.Consulter la transcription de la vidéoVoir sur YouTube (nouvelle fenêtre)

Chapitres

  1. 0:00Situations du quotidien (nouvelle fenêtre, YouTube)
  2. 0:24Gestes & pointeur (nouvelle fenêtre, YouTube)
  3. 0:53Le balayage ne doit pas être le seul chemin (nouvelle fenêtre, YouTube)
  4. 1:25Même règle pour le pincement (nouvelle fenêtre, YouTube)
  5. 1:59Déclenche au relâchement, pas à l’appui (nouvelle fenêtre, YouTube)
  6. 2:36Checklist (nouvelle fenêtre, YouTube)
  7. 3:01CTA (nouvelle fenêtre, YouTube)

Transcription

Texte intégral de la narration de l’épisode.

Situations du quotidien

Tu conçois un carrousel élégant. Sur ton téléphone, un coup de pouce et les images défilent. Mais une personne qui n’a qu’une main libre, ou qui pilote son téléphone avec un contacteur, n’a pas ce coup de pouce. Le carrousel devient un mur. On conçoit presque toujours pour des mains agiles et deux doigts disponibles. Beaucoup de gens n’ont ni l’un ni l’autre, en permanence ou sur le moment. Deux critères du RGAA existent exactement pour ça.

Gestes & pointeur

On appelle geste simple une action à un seul point de contact : un appui, un double appui, un appui maintenu. Un geste complexe, c’est autre chose : soit plusieurs doigts à la fois, comme le pincement pour zoomer, soit une trajectoire à suivre, comme le balayage. Deux critères encadrent tout ça. Le treize point dix demande une alternative simple à chaque geste complexe. Le treize point onze demande que toute action au pointeur reste annulable. On les prend l’un après l’autre.

Le balayage ne doit pas être le seul chemin

Commençons par la trajectoire. À gauche, un carrousel qu’on ne fait défiler qu’en balayant du doigt. Pour une personne aux gestes tremblants, ou qui remplace la souris par un simple contacteur, ce balayage est impossible : elle reste bloquée sur la première image. La correction est simple, et tu la connais déjà : ajoute deux boutons, précédent et suivant. Un appui unique, focusable au clavier. Le balayage peut rester, en bonus, pour ceux qui l’aiment, mais il n’est plus le seul chemin. C’est exactement ce que demande le critère treize point dix.

Même règle pour le pincement

Même principe pour les gestes à plusieurs doigts. La carte à gauche ne se zoome qu’au pincement, deux doigts qui s’écartent : infaisable d’une seule main. À droite, deux boutons, plus et moins, règlent le problème d’un seul appui. Le pincement reste disponible, mais l’essentiel, c’est qu’il existe une porte d’entrée simple. Balayage ou pincement, la règle est la même : jamais l’unique moyen d’agir. Une seule exception : quand le geste complexe est vraiment essentiel, comme tracer sa signature à la main, il ne peut pas être remplacé, et le référentiel l’admet.

Déclenche au relâchement, pas à l’appui

Passons au second critère, plus subtil : le moment où l’action se déclenche. À gauche, le bouton de paiement réagit dès que le doigt touche l’écran, sur ce qu’on appelle l’événement d’appui. Un simple frôlement, et le paiement part : impossible de se raviser. À droite, le bon comportement, celui du clic natif : l’action ne se valide qu’au relâchement. Tant que ton doigt est posé, tu peux le glisser hors du bouton pour tout annuler. C’est le critère treize point onze : une action au pointeur doit rester annulable. Il y a plusieurs façons de le garantir, mais la plus simple, c’est celle-ci : déclencher au relâchement, jamais à l’appui.

Checklist

Récapitulons en quatre réflexes. Premier : tout geste complexe a une alternative en un seul appui, c’est le critère treize point dix. Deuxième réflexe : le balayage et le pincement ne sont jamais le seul chemin, ils restent un bonus. Troisième réflexe : les actions se déclenchent au relâchement, pas à l’appui, c’est le critère treize point onze. Dernier réflexe : on peut toujours annuler en glissant le doigt hors de la cible avant de relâcher.

CTA

À toi de jouer. Parcours d’abord ton site en t’interdisant tout balayage et tout pincement : peux-tu quand même tout faire ? Vérifie ensuite qu’aucune action importante ne se déclenche dès l’appui, avant que tu relâches. Ces deux tests, tu les fais toi-même en quelques minutes. Pour analyser une page complète et prioriser tes corrections, rendez-vous sur RGAA Checker point com.

Approfondir dans le guide

Cet épisode aborde ces critères du RGAA 4.1.2. Ouvre leur fiche pour la méthode de test détaillée, les cas particuliers et les exemples.

Passer à l’action

La vidéo pose le cadre. Pour repérer des pistes d’amélioration sur un site réel, lance une analyse ou explore le guide des 106 critères.