Le handicap que ton site oublie
On pense l’accessibilité pour les yeux et les oreilles, en oubliant la tête.
Chapitres
- 0:00Situations du quotidien (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 0:29L’accessibilité cognitive (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 0:54Ce qui bouge tout seul vole la concentration (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 1:26Ne fais rien mémoriser inutilement (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:01Des mots simples, une action à la fois (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:29Checklist (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:56CTA (nouvelle fenêtre, YouTube)
Transcription
Texte intégral de la narration de l’épisode.
Situations du quotidien
Une personne remplit ton formulaire, concentrée. Une bannière se met à défiler sur le côté, une vidéo démarre toute seule plus bas, et un compteur annonce qu’il reste trente secondes avant expiration. Elle perd le fil, recommence, abandonne. Elle n’est ni aveugle ni sourde. Son obstacle, c’est la charge mentale. On pense l’accessibilité pour les yeux et les oreilles, en oubliant le handicap le plus répandu et le plus invisible : le handicap cognitif.
L’accessibilité cognitive
L’accessibilité cognitive, c’est faire en sorte qu’une personne puisse comprendre et utiliser ton site sans effort mental excessif. Elle concerne les troubles de l’attention, la dyslexie, l’anxiété, mais aussi n’importe qui de fatigué, pressé, ou qui remplit une démarche à vingt-deux heures après une longue journée. Trois leviers reviennent tout le temps : protéger l’attention, ménager la mémoire, et soigner le langage. On les prend un par un.
Ce qui bouge tout seul vole la concentration
Premier levier : l’attention. Un carrousel qui défile, un texte qui clignote, une vidéo qui se lance seule : pour une personne avec un trouble de l’attention, c’est comme essayer de lire pendant que quelqu’un agite un drapeau devant elle. Le RGAA est clair là-dessus, c’est le critère treize point huit : tout contenu en mouvement qui dure plus de cinq secondes doit pouvoir être mis en pause, arrêté ou masqué par l’utilisateur. La règle d’or : c’est la personne qui décide quand ça bouge, pas l’inverse.
Ne fais rien mémoriser inutilement
Deuxième levier : la mémoire. Chaque fois que ton interface oblige à retenir quelque chose, elle exclut une partie des gens. Un compte à rebours qui coupe la session en plein remplissage, c’est le critère treize point un : il faut pouvoir désactiver, régler ou prolonger toute limite de temps. Des consignes affichées au début d’un formulaire puis qui disparaissent, ça force à mémoriser. Et un message d’erreur qui dit juste « champ invalide » oblige à deviner. Le critère onze point onze demande, lui, que le message suggère comment corriger : le format attendu, ou un exemple de valeur valide.
Des mots simples, une action à la fois
Troisième levier : le langage. Pour une personne dyslexique, une personne sourde dont la langue première est la langue des signes, ou simplement quelqu’un de fatigué, un texte dense et jargonneux devient un mur. Va à l’essentiel : des phrases courtes, du vocabulaire courant, les sigles expliqués la première fois. Découpe les longues démarches en étapes claires, une idée par écran. Et nomme tes boutons par ce qu’ils font vraiment : « payer ma commande » plutôt que « valider ». Ça n’appauvrit pas ton contenu, ça le rend accessible.
Checklist
Récapitulons en quatre réflexes. Premier : tout ce qui bouge peut être arrêté, c’est le critère treize point huit. Deuxième réflexe : aucune limite de temps ne coupe la personne sans qu’elle puisse la régler, critère treize point un. Troisième réflexe : les messages d’erreur suggèrent comment corriger, critère onze point onze. Dernier réflexe, qui n’a pas de numéro mais qui change tout : un langage simple, une seule action à la fois.
CTA
À toi de jouer. Ouvre une page importante et cherche un contenu qui bouge tout seul : peux-tu l’arrêter facilement ? Provoque ensuite une erreur dans un formulaire, et lis le message : est-ce qu’il te dit vraiment quoi corriger, ou juste que c’est faux ? Ces petits tests, à faire à la main, révèlent la charge mentale que tu imposes. L’accessibilité cognitive se vérifie surtout à l’usage. Pour analyser une page complète et prioriser tes corrections, rendez-vous sur RGAA Checker point com.
Approfondir dans le guide
Cet épisode aborde ces critères du RGAA 4.1.2. Ouvre leur fiche pour la méthode de test détaillée, les cas particuliers et les exemples.
Vidéos liées
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- Formulaires accessibles
Épisode 6Bases RGAA3 minEn ligne
Passer à l’action
La vidéo pose le cadre. Pour repérer des pistes d’amélioration sur un site réel, lance une analyse ou explore le guide des 106 critères.
