Échantillon d’audit RGAA
Construire un échantillon représentatif : pages obligatoires de la méthode, gabarits, processus complets, part aléatoire.
Chapitres
Transcription
Texte intégral de la narration de l’épisode.
Situations du quotidien
Peut-on vraiment tester chaque page d’un site de plusieurs milliers d’adresses ? En audit de conformité RGAA, on ne prétend pas tout ouvrir à la main. On construit un échantillon représentatif : des pages de base, des gabarits représentatifs, et des pages tirées au hasard. Dans cet épisode, on voit pourquoi l’échantillon compte autant que le résultat.
Échantillon d’audit RGAA
L’échantillon d’audit, c’est la liste de pages sur laquelle on applique les critères du RGAA pour établir un taux de conformité. Il doit couvrir des parcours critiques, les principaux gabarits, et rester traçable dans la déclaration. Un taux sans périmètre clair, ce n’est pas un résultat d’audit : c’est une impression.
Parcours échantillon
Pourquoi c’est critique ? Parce que l’accueil seul ne dit rien des formulaires, de l’espace connecté, ou de l’aide. Parce qu’un gabarit d’article peut répéter la même non-conformité sur des centaines d’URL. Et parce que la déclaration doit pouvoir expliquer ce qui a été audité. Un mauvais échantillon fausse le taux, et donc les priorités de correction. En pratique d’audit RGAA, la méthode officielle d’évaluation attend une base de pages dites obligatoires, lorsqu’elles existent sur le service. Accueil. Contact. Mentions légales. La page Accessibilité elle-même. Le plan du site. Une page d’aide ou équivalent. Et une page d’authentification si le service en propose une. La recherche n’est pas toujours un type à part : ce qui compte, c’est de couvrir les parcours réels du service. Cette base de sept types vient de la méthode officielle d’évaluation, pas d’un article de loi isolé : lorsqu’une de ces pages existe, elle a sa place dans l’échantillon. Un bon échantillon se compose en couches. D’abord les pages de base. Ensuite une ou plusieurs pages par gabarit majeur : article, fiche produit, liste, formulaire long. Si le service comporte des processus complets, comme une commande ou une prise de rendez-vous, on inclut toutes leurs étapes. Enfin, des pages tirées au hasard : la méthode officielle en prévoit au moins dix pour cent de l’échantillon, pour limiter les angles morts. L’objectif n’est pas un nombre magique unique pour tous les sites : c’est la représentativité. Le piège : choisir seulement les pages déjà propres pour gonfler le taux. Un audit utile inclut les parcours critiques, les gabarits lourds, et les pages vraiment utilisées. Et il documente le choix. Si la déclaration affiche un taux, elle doit pouvoir dire sur quel échantillon il repose. Une fois l’échantillon fixé, chaque page est passée au crible des critères applicables. Le taux de la déclaration se calcule sur cette grille d’audit. Des contrôles automatiques peuvent aider à repérer des anomalies, mais ils ne remplacent ni l’échantillon, ni les vérifications manuelles. Et si le site est très hétérogène, on élargit l’échantillon : un seul gabarit ne représente pas tout le service.
À retenir
Quatre réflexes. Un : partir des pages de base du service. Deux : couvrir les gabarits, pas seulement l’accueil. Trois : documenter le périmètre dans la déclaration. Quatre : refuser le périmètre de complaisance. Un bon échantillon ne rend pas le site accessible tout seul. Mais un mauvais échantillon rend le taux trompeur.
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Sur rgaa-checker.com, l’assistant d’échantillon t’aide à repérer les pages de base et des gabarits à partir du site. Ensuite, tu peux analyser et documenter. Pour approfondir les critères eux-mêmes, la série Bases RGAA reste le point d’entrée. À toi de jouer.
Passer à l’action
La vidéo pose le cadre. Pour repérer des pistes d’amélioration sur un site réel, lance une analyse ou explore le guide des 106 critères.