C’est quoi, un audit RGAA ?
Déroulé d’un audit RGAA : statuts C, NC, NA, environnement de test, gestes essentiels, qui peut auditer.
Chapitres
- 0:00Situations du quotidien (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 0:20Constater, pas estimer (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 0:38Le déroulé de l’audit (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 1:39Qui peut auditer (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:07Automatique et humain (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:26Checklist (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:42À retenir (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 3:03CTA (nouvelle fenêtre, YouTube)
Transcription
Texte intégral de la narration de l’épisode.
Situations du quotidien
Conforme, ton site ? Pour le savoir, et pour le prouver, il n’y a qu’un chemin : l’audit. Vérifier chaque critère du RGAA, page par page, dans des conditions définies. Dans cet épisode : comment un audit se déroule vraiment, qui peut le faire, et ce qui distingue un audit sérieux d’une simple impression.
Constater, pas estimer
Un audit RGAA, ce n’est pas une opinion d’expert : c’est l’application d’une méthode officielle. On examine un échantillon de pages, critère par critère, dans un environnement de test défini. Et le résultat est documenté : n’importe quel autre auditeur doit pouvoir vérifier chaque constat.
Le déroulé de l’audit
Première étape : cadrer le périmètre et construire l’échantillon. Les pages obligatoires quand elles existent, chaque gabarit, les processus complets, et au moins dix pour cent de pages tirées au hasard. On a consacré l’épisode deux de la série à cet échantillon. Deuxième étape : fixer l’environnement de test. Des navigateurs et des technologies d’assistance définis : NVDA avec Firefox comme combinaison de référence, VoiceOver avec Safari côté Apple. Cet environnement figure dans le rapport, parce que les constats en dépendent. Troisième étape : dérouler la grille. Cent six critères, croisés avec chaque page de l’échantillon. Chaque critère reçoit un statut : conforme, non conforme, ou non applicable. Et la règle est stricte : une seule occurrence en défaut, et le critère entier est non conforme sur la page. Et concrètement, on teste avec cinq gestes : un examen visuel, un parcours complet au clavier, une écoute au lecteur d’écran, un passage au zoom deux cents pour cent, et l’inspection du code.
Qui peut auditer
Qui peut auditer ? Aucun agrément officiel n’est exigé par les textes. Tu peux former des auditeurs internes : c’est légal, y compris pour tes propres sites, et l’État encourage cette voie pour ses services. Tu peux aussi passer par un cabinet ou un expert indépendant. L’interne est tout à fait crédible, à condition de se former sérieusement à la méthode et au glossaire. Dans tous les cas, la posture est la même : constater les faits, avec des preuves reproductibles, pas défendre un parti pris.
Automatique et humain
Un mot sur les outils. Les analyses automatiques repèrent vite des erreurs manifestes et orientent le travail : c’est précieux. Mais statuer sur la pertinence d’une alternative, la logique de navigation ou un composant dynamique, c’est un jugement humain. Un audit, c’est les deux : l’outil dégrossit, l’auditeur constate et tranche.
Checklist
Avant de te lancer, vérifie : ton échantillon est construit et justifié. Ton environnement de test est noté : il figurera dans le rapport. Ta grille des cent six critères est prête. Et tu as réservé du vrai temps pour les tests manuels : c’est là que l’audit se joue.
À retenir
À retenir. Un audit RGAA applique une méthode officielle : un échantillon, un environnement de test, une grille de cent six critères. Chaque statut, conforme, non conforme ou non applicable, est documenté et vérifiable. Prochain épisode : l’échantillon, page par page.
CTA
Commence aujourd’hui : analyse une page pour dégrossir, liste tes gabarits et tes processus, et bloque du temps de test manuel. Pour un premier état des lieux, rendez-vous sur rgaa-checker.com.
Passer à l’action
La vidéo pose le cadre. Pour repérer des pistes d’amélioration sur un site réel, lance une analyse ou explore le guide des 106 critères.