C'est quoi le RGAA ?
Définition du RGAA 4.1.2, cadre WCAG, obligations et livrables, 106 critères, exemples images et clavier.
Chapitres
- 0:00Situations du quotidien (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 0:29C'est quoi le RGAA ? (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 0:56Cadre (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 1:43Obligations et livrables (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 2:39Déclaration et schéma (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 3:17106 critères (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 3:47Exemple images (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 5:18À retenir (nouvelle fenêtre, YouTube)
- 6:01CTA (nouvelle fenêtre, YouTube)
Transcription
Texte intégral de la narration de l’épisode.
Situations du quotidien
Tu as déjà navigué au clavier jusqu’à un bouton qui ne fait rien ? Ou croisé une image muette pour un lecteur d’écran ? Ou bloqué sur un formulaire qu’on ne peut pas finir sans souris ? Ce n’est pas un détail de design. C’est de l’accessibilité web : rendre un site utilisable par le plus grand nombre, y compris les personnes en situation de handicap. En France, pour en parler clairement, on a un référentiel : le RGAA.
C'est quoi le RGAA ?
RGAA, ça veut dire Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité. Dans sa version 4.1.2, c’est le cadre français pour vérifier qu’un site ou une application web est utilisable par le plus grand nombre. Ce n’est pas un avis de goût : c’est une méthode technique, avec des critères et des tests, publiée sur accessibilite.numerique.gouv.fr.
Cadre
D’où vient le RGAA ? Les WCAG du W3C sont la référence internationale pour l’accessibilité des contenus web. Le RGAA, c’est la méthode technique française qui permet de les appliquer concrètement sur un site ou un service web : thématiques, critères, tests. Attention au périmètre : le RGAA 4.1.2 vise surtout le web. Pour une application mobile ou d’autres canaux, on regarde souvent d’autres référentiels ou la norme européenne. Et côté calendrier : une version 5 du RGAA est en cours de préparation. En attendant, la référence en vigueur, c’est bien la 4.1.2.
Obligations et livrables
Souvent, on confond le référentiel et la loi. L’obligation d’accessibilité des services numériques en France s’appuie notamment sur la loi du 11 février 2005, article 47. Le RGAA, lui, c’est la méthode technique pour vérifier le web. Qui est concerné ? Historiquement, le secteur public et les organismes de mission de service public. Le cadre européen d’accessibilité des produits et services élargit aussi le sujet pour une partie du privé. Et ce n’est pas qu’une affaire de critères : quand l’obligation s’applique, il faut aussi des livrables visibles, en particulier une déclaration d’accessibilité, et souvent un schéma pluriannuel de mise en accessibilité, avec des plans d’action. En clair : le RGAA t’aide à tester ; la loi te demande aussi d’être transparent sur l’état d’avancement.
Déclaration et schéma
Trois repères à retenir. La déclaration d’accessibilité, c’est la page qui dit où en est le service : ce qui est conforme, ce qui ne l’est pas encore, et comment contacter l’équipe. Le schéma pluriannuel, c’est la feuille de route sur plusieurs années. Les plans d’action annuels détaillent ce qui est engagé concrètement. Même si ton organisation n’est pas dans le champ le plus strict, ces outils de transparence sont une bonne boussole. Et pour le quotidien produit, le RGAA reste utile comme langage commun, obligation ou non.
106 critères
Côté méthode technique, la version 4.1.2 compte 106 critères, répartis en 13 thématiques : images, cadres, couleurs, multimédia, tableaux, liens, scripts, éléments obligatoires, structuration de l’information, présentation, formulaires, navigation, consultation. Tu n’as pas à tout retenir d’un coup. Retiens l’idée : chaque thématique regroupe des problèmes concrets du web du quotidien.
Exemple images
Prenons un exemple concret, la thématique Images. Une image porteuse d’information sans alternative textuelle, c’est une info qui disparaît pour qui n’y a pas accès visuellement. À l’inverse, une alternative pertinente décrit le rôle de l’image dans la page. Et une image purement décorative doit être ignorée par les technologies d’assistance. On ne parle pas d’esthétique : on parle d’accès à l’information. En code, la différence se voit tout de suite. Une balise image sans alternative, c’est une info qui peut être absente pour une partie des utilisateurs. Avec un texte alternatif qui porte le message, le contenu reste accessible. Et si l’image ne sert qu’à décorer, on n’invente pas un texte : on indique qu’elle est décorative, pour ne pas polluer la restitution. C’est le genre de chose que le RGAA formalise critère par critère. Autre exemple, hors images : le clavier. Si une action ne marche qu’à la souris, une partie des gens est exclue. Le bon réflexe : la même action doit être possible au clavier, avec un focus visible pour savoir où on est. Formulaires, navigation, composants interactifs : même idée. Le RGAA te donne des critères pour ancrer ça dans des parcours réels.
À retenir
À retenir. Le RGAA, c’est le mode d’emploi français pour tester l’accessibilité du web, avec des critères concrets. 106 critères, 13 thématiques, version 4.1.2. Il s’ancre sur les standards internationaux, surtout pour le web. À côté, le cadre légal demande de l’accessibilité et, pour beaucoup d’acteurs, de la transparence : déclaration d’accessibilité, schéma pluriannuel. On a vu deux facettes métier : images et clavier. Dans la suite de la série, on ira thématique par thématique : contraste, clavier en profondeur, lecteur d’écran, formulaires, structure.
CTA
Si tu veux explorer le sujet ou analyser un site pour y voir plus clair, rendez-vous sur rgaa-checker.com. On se retrouve dans l’épisode suivant.
Passer à l’action
La vidéo pose le cadre. Pour repérer des pistes d’amélioration sur un site réel, lance une analyse ou explore le guide des 106 critères.